Fiche de lecture « La Psychologie positive avec les enfants »

La Psychologie positive avec les enfants

Descriptif :

Tous les parents sont confrontés à des questions et dilemmes éducatifs complexes : doit-on faire preuve d’autorité ? Qu’est-ce que c’est « agir pour le bien » de son enfant ? Comment lui donner confiance en lui ? Comment le soutenir lorsqu’il se trompe et le responsabiliser ?
Dans ce guide pratique inspiré par les ateliers de parents qu’elle anime, Agnès Dutheil nous propose de nous approprier les principes et outils de la psychologie positive. Créer notre mission de famille, établir une démocratie familiale, se recentrer sur les valeurs que nous voulons transmettre à nos enfants sont autant de moyens de les guider vers l’autonomie. En cultivant l’amour, la bienveillance, la confiance et l’empathie, nous leur faisons le plus beau des cadeaux, celui de devenir les adultes épanouis de demain.

1. Ce que j’ai retenu

J’avais la conviction que l’essentiel en matière d’éducation était la transmission d’un « fil intérieur ».

 » le succès se situe tout au bout de l’échec »

Thomas J.Watson (fondateur d’IBM)

2. Les extraits de mes notes

Nos valeurs nous structurent, donne une signification ce que nous vivons, nous indique une direction à suivre (ou à ne pas suivre) : lorsque nous en avons pris conscience, elles dictent nos comportements et nos choix
Parce que les valeurs ne s’enseignent pas mais qu’elles doivent être vécues, comme l’écrit Viktor Frankl, il s’agit aussi d’éduquer nos enfants de façon cohérente et congruente. Ainsi, en tant que parent, j’ai à faire ce que je dis et ce que je pense, à dire ce que je fais et agir selon mes valeurs. De cette façon, je permets à mes enfants d’accéder à la responsabilité : ils apprennent en me regardant vivre davantage qu’en m’écoutant !
Décider de ce qui est essentielle pour nous, c’est aussi s’interroger sur le sens que nous voulons donner à notre passage sur terre : que souhaitons nous transmettre à nos enfants, comment voudrions nous qu’il parle de nous après notre mort ?
Aimer mon fils, c’est lui montrer que je le considère comme un homme unique, à part entière, différente et distinct de moi, qui me complète, me grandit il l’embellit de par sa singularité
Aimer mon enfant, ce n’est pas le réduire à ce que j’aimerais qu’il soit où qu’il fasse, pour me renvoyer une image flatteuse de moi-même. trop souvent, nous attendons de nos enfants qui nous renvoie cette image du « bon parents », pour réparer une confiance en nous et une estime de nous-mêmes défaillantes
Aimer son enfant d’un amour inconditionnel, c’est l’accepter pour ce qu’il est, sans attendre d’être aimé en retour

« Ouvrir son cœur » à son enfant ne signifie pas aplanir ses problèmes, ni les résoudre à sa place ! Ce sont les dégâts d’une empathie mal comprise… nos enfants ont besoin d’être confronté à des difficultés et à des échecs, de ressentir parfois des émotions douloureuses, afin de trouver en eux-mêmes les ressources pour y faire face. Notre mission de parents n’est pas de leur épargner ces moments : a moins long terme, sans nous en rendre compte, nous les empêcherions de développer leur ingéniosité, leur esprit d’initiative, et les indispensables aptitudes relationnelles nécessaire pour décider de leur vie
Au contraire, nous devons les élever de telle façon qu’ils acquièrent leur indépendance et deviennent conscients de leurs compétences. En leur permettant de répondre eux même aux difficultés qu’ils rencontrent, nous leur faisons confiance
Avec parfois beaucoup d’amour, avec l’intention de protéger nos enfants, il nous arrive ainsi de leur « couper les ailes ». Par peur, par manque de confiance en eux et surtout en nous-mêmes, nous leur transmettons nos propres croyances et nos limites.
Faire autorité : ce sont mes compétences et ma congruence, nourries par mes valeurs de respect et de tolérance, qui vont légitimer l’autorité que j’exerce sur mes enfants. Celle-ci prend alors tout le sens véhicule par son étymologie : le mot vient du grec auctoritas, « Faire grandir »
L’éducation positive vise à trouver une harmonie familiale, fondée sur le respect des valeurs portées par les parents, dans laquelle chacun devient responsable de ses actes : les décisions prises sont valables pour tous, et nous, parents, devons être en cohérence avec ce que nous demandons à nos enfants.
A quoi servent vraiment les conflits ? Ils permettent d’extérioriser des souffrances, des tensions, un mal être physique ou psychologique… de façon maladroite ! Parfois c’est aussi une façon de sortir d’un non-dit. En CNV, on considère que c’est une manière d’exprimer un besoin
En provoquant un conflit, nos enfants cherchent également à s’affirmer, à prendre toutes leur place, à tester leur capacité à nous résisté, ou encore à anticiper d’éventuelles représailles de notre part. En tout cas, ils nous obligent à prendre en considération et à tenir compte de leurs différences.
Quand on éduque un enfant à l’obéissance, on le privé de ses capacités d’analyse d’une situation, de son pouvoir d’engagement, résistance et de refus ; on m’empêche de dire : « Oui, je suis d’accord. Oui, je vais le faire. Oui, j’assume ce que je fais ». En un mot, on m’empêche de devenir une personne responsable de lui-même et de ses choix, un homme pu une femme à même d’agir et d’aller de l’avant. Un adulte apte à assumer ses erreurs, à les réparer, à trouver des solutions, à s’accorder une deuxième, une troisième, une énième chance …
La culpabilité nous donne l’impression de « payer » pour nos actes ou nos paroles, puis finalement nous en exonère, parce que nous nous cherchons des circonstances atténuantes et des excuses pour atténuer notre peine
Mais en réalité, la culpabilité nous « tire vers l’arrière », nous conduisant à nous d’évaluer nous-même
Le compliment descriptif, lui permet de comprendre pour quelles raisons il peut avoir confiance en lui : « j’aime ce dessin, l’harmonie des couleurs. Tu as rempli la page, et cette maison me fait penser à la nôtre avec ce petit chemin qui arrive… »
Si nous nous accommodons de ce qui est difficile dans notre vie, nous nous adaptons bien plus vite encore à tout ce qui est bon… or, rester réceptif aux cadeaux de la vie est source d’un bonheur durable. Les différents philosophies, religions et sagesses du monde ne s’y sont trompées :

  • philosophe Cicéron « la gratitude est non seulement la plus grande des vertus, mais aussi la mère de toutes les autres »
  • les Juifs récite plus d’une centaine de bénédiction de gratitude quotidienne et ont une fait spécifique, la fête des Cabanes
  • les catholiques récits des actions de grâce et de « Bénédicité » et avant le repas
  • Le bouddhiste nous dit que le bonheur ne se trouve pas dans l’acquisition la possession de biens matériels, mais dans l’acceptation la prestation de ce dont nous disposons
  • la sagesse africaine dit que « celui qui reçoit de la bonté de la part des autres et qui n’exprime aucune gratitude est pire qu’un voleur qui importe nos possessions »
  • Coran (2:172) écrit  » nourrissez-vous des bonnes choses qui vous ont été prodigués, et manifester de la gratitude envers Dieu »

De fait, de donner des consignes claires organise la structure du temps et de l’espace et sécurise les enfants qui savent ainsi « à quoi s’en tenir ». Cela guide des enfants sur le chemin de l’autonomie, favorise la coopération dans la famille, permet d’assurer le respect de chacun et le partage des tâches. En bref, tout comme les règles du jeu permettent de jouer, celles de la maison permettent de vivre tous ensemble en harmonie

Longtemps nous accompagnons notre enfant avec bienveillance dans tous ses apprentissages. Et puis, un jour, alors que les savoir à mémoriser et les attitudes à acquérir deviennent plus complexes, nous devenons intransigeants
Sous l’effet de ces jugements, nous nous retournons vers nos enfants et impitoyablement, nous exigeons d’eux le meilleur. Sans le vouloir, ils deviennent le miroir de notre ego, réveillent nos peurs archaïques et névrotiques et c’est insupportable !
Changeons de paradigme : tentons de regarder la réalité autrement, risquons nous a chausser une nouvelle paire de lunettes pour regarder le monde !
Les seuls progrès dont je sois capable ne peuvent se réaliser que dans certaines conditions : disposer d’une présence bienveillante, d’autonomie, d’un droit à l’erreur
Accordons à nos enfants le même droit à la maladresse, avec la même possibilité de la réparer
Accompagner notre enfant dans la réparation de ses erreurs, sans réparer à sa place, c’est aussi lui apprendre comment il pourra se débrouiller tout seul une prochaine fois
Nos enfants nous imitent ; c’est d’abord de cette façon qu’il s’initient et assimilent les expériences
Quand on se justifie, on essaie de se trouver des circonstances atténuantes ou de faire porter sa propre responsabilité à d’autres personnes
Acceptez votre colère et prenez votre temps. Un problème ne se résout pas « à chaud ». Trouver un lieu pour accueillir la colère et la réflexion
Il existe beaucoup de moyens, de petits trucs pour exprimer des sentiments difficiles sans abimer celui qui se trouve en face de nous, quand prendre son temps est trop compliqué :

  • physiquement, corporellement, reculez-vous un peu, pour ne pas « jeter des mots qui claque » à la figure de celui qui vous fait face
  • parler en employant le « je »
  • dessiner (je devrais dire « gribouiller ») votre émotion
  • laissez à la disposition de toute la famille un coussin, ou tout autre objet mou, avec une raquette de tennis ou de ping-pong… et taper dessus pour vous défouler lorsque le besoin s’en fait ressentir
  • adopter la méthode que je nomme « empathie corporelle ».
    Il est également fondamental aider l’enfant à tirer les enseignements de son erreur, comme de l’expérience de réparation qu’il a vécue. Cela ne se fait pas sur l’instant
    La CNV propos de développer la conscience de ce que nous vivons à partir de 4 points simple et essentiel :
  • j’observe ce qui se passe réellement dans une situation précise : qu’est-ce qui, dans les paroles ou les actes de mon interlocuteur, contribue à mon bien/mal être ?
  • j’exprime ce que je ressens en présence de ces faits : je suis triste? Joyeux? Inquiet? Fâché?
  • puis, je précise le besoin à l’ origine de ces sentiments
  • enfin, je fais une demande à mon interlocuteur

  • Vivre une émotion désagréable, indique que certains besoins fondamentaux ne sont pas comblés
    Pour nos enfants, transgresser les règles représente une tentative maladroite d’extérioriser une souffrance. Ce qui sécurise le plus un enfant, c’est l’amour l’attention que lui porte ses parents, ce ne sont pas les « limites » ! Et, pour « sentir » ce lien qui nous attache à eux, nos enfants une stratégie très efficace : ils outrepassent les consignes!
    Pour que la sanction joue son rôle, il est particulièrement important qu’elle soit en lien avec l’acte auquel elle répond
    Attention également aux sanctions dont nous menaçons nos enfant sans pouvoir les appliquer, parce que nous les trouvons trop sévère. La sanction doit être réaliste, avoir du sens pour ceux qui la ville et être formulée dans le respect, la bienveillance et la fermeté. Il s’agit en effet d’une contrainte non violente, qui vise à éduquer nos enfants pour qu’ils deviennent plus responsable
    Les Québécois ne parle ni de punition ni même de sanction, mais plutôt de « conséquence »
    La première voie à privilégier consiste à proposer à l’enfant de regarder cette infraction comme une erreur qui peut réparer. Mais parfois, il ne veut pas, ou ne sais pas comment coopérer. Il faut alors respecter son choix, tout en lui indiquant clairement ce qui va se passer ensuite : « d’accord, je vois que tu ne souhaites pas réparé toi-même ton erreur, et c’est ton choix. Tu connais la conséquence : tu perds la possibilité de te servir de ton ordinateur pour toute la semaine. La prochaine fois tu décideras peut-être réparer par toi-même »
    Trouver le courage d’être congruent

On imagine souvent que ceux qui réussissent le mieux sont ceux qui se fixent des objectifs ardus. La recherche montre que non : ceux qui rencontre le plus de succès dans ce qu’ils entreprennent sont ceux qui se connaissent le mieux. Ils savent quelles sont leurs capacités, et se donne des objectifs légèrement au-dessus de leur niveau de performance habituel. À l’inverse, ceux qui réussissent moins bien ne sont pas conscients de leurs possibilités. Aussi visent ils souvent des buts trop élevé pour être réaliste ou bien en deçà de leurs capacités
Les enfants aussi ont des Talents unique qu’ils garderont toute leur vie. nous considérons ses aptitudes comme « naturelles » et, au lieu de le cultiver, de félicité, de leur faire remarquer qu’ils sont uniques parce qu’il réalise facilement ce qu’ils sont en train de faire, nous essayons de corriger leurs défauts
Pourtant, en aidant nos enfants à découvrir les domaines où ils excellent, nous pouvons non seulement leur apporter une meilleure connaissance de même, mais aussi leur ouvrir de nouveaux horizons, afin qu’ils trouve un sens à leur vie, direction à suivre
La recherche des talents a d’ailleurs ceci d’extraordinaires qu’elle révolution toute la stratégie dite « d’orientation scolaire ». Arrêtons de nous demander quelles sont les meilleures écoles et les carrières les plus porteuse, sachant que 70% des métiers qu’exerce qu’on nous métier n’existe pas encore : découvrons ce qu’ils font bien et avec plaisir, de façon inné
Par ailleurs, il est aberrant de croire qu’il faut à tout prix être polyvalent, qu’il est nécessaire de « tout maîtriser » pour réussir : le succès viens en maximisant et en travaillant ses talents, certainement pas en corrigeant ses points faibles…
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas lorsque nous sommes en vacances ou devant la télévision que nous éprouvons le plus de plaisir, mais lorsque nous sommes occupés une tâche qui sollicite maximum nos forces et nos talents… cet état créatif a été nommé « flux » ou « expérience optimale »
Nous, parents voudront protéger nos enfants de la peine, et ne les sont pas toujours fournir les efforts qui leur permettraient de relever les défis que même à se fixer. Ainsi, en les aidant trop à contourner les tâches difficiles, nous les maintenons dans une existence privilégiée, et nous ne les incitons pas à lutter pour obtenir ce qu’ils veulent. Pourtant, vivre un état de flux, c’est aussi éprouver du plaisir à surmonter les épreuves
Pour tous les parents appliquant les propositions et les principes de l’autorité positive, le conseil de famille est un outil qui tient une place de choix. C’est un temps où l’on se retrouve tous ensemble, pour échanger et décider, réfléchir et écrire sa mission de famille, se mettre d’accord sur les règles à adopter, gérer les conflits en cours, définir le partage des tâches, le choix des vacances, le projet collectif ou individuel, les rituels à mettre en place…

3. Points importants

Le bonheur, comme le disent les philosophes depuis quelques milliers d’années, repose sur deux théorie que l’on peut considérer complémentaires :

  • l’hédonisme, qui met en avant à la recherche des plaisirs de l’instant présent
  • l’eudémonisme, qui donne la priorité à la recherche du sens dans ce que nous vivons

Choisir ensemble les règles de l’harmonie
Encore faut-il que les enfants les suivi les parents aussi

Nous avons besoin d’échouer pour apprendre, de nous tromper pour mémoriser

« On punit une personne alors qu’on sanctionne un acte »

Jean-Marie Petitclerc

4. Comment je la pratique

De par leur authenticité, nos enfants nous offre l’occasion de nous améliorer, jour après jour.


Bâton de parole des indiens amérindiens : c’est celui qui le tient qui parle, jusqu’à ce qu’il ait le sentiment d’avoir été compris

2 professeurs de psychologie McCullough et Emmons démontrent que « des personnes qui écrivent au moins une fois Par semaine quelques phrases à propos d’un évènement qui amène chez eux un sentiment de reconnaissance, ont un niveau de satisfaction nettement plus élevé, sont plus optimistes, ont moins de symptômes anxieux ou douloureux, et ce, bout de 10 semaines ! »


Pour aider son enfant à cheminer dans la responsabilité, on peut lui poser des questions dites « ouvertes ». Ce sont des questions qui viennent du cœur, avec l’envie sincère d’accéder au monde de l’enfant. on les pose d’une voix tendre et bienveillante sans employer le « pourquoi » qui est intrusif et culpabilisant

5. Comment j’ai pu l’intégrer dans ma philosophie de vie

Éduquer passe d’abord par une réflexion sur le sens de sa propre vie, sur ce que l’on veut donner à ses enfants (valeurs, connaissance de soi-même etc). ensuite, on peut accueillir des outils de pédagogie qui nous aide à bâtir une vie familiale harmonieuse est gaie, source d’épanouissement et de plénitude

L’outil principal que j’utilise est la conversation, lieu et moment nous pouvons chacun déposer ce que nous souhaitons

Lieu d’expérimentation car l’enfant est notre miroir et notre source d’amélioration, à nous de les aimer pour que nous puissions apprendre à nous aimer

Conclusion :

« la sagesse comment par l’écoute. L’écoute empathique permet aux parents d’appréhender les sentiments que les mots essaient de transmettre, d’appréhender ce que ressentent les enfants. Il faut que les parents aient le cœur et l’esprit ouverts pour entendre des vérités de toutes sortes, qu’elles soient agréables ou pas. Mais bien des parents ont peur d’écouter car ils risquent de ne pas aimer ce qu’ils entendront »

Haïm Ginott

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