Fiche de lecture « Résilience et relations humaines »

Résilience et relations humaines

Descriptif :

Parallèlement à la recherche des qualités « cachées » dans la dynamique de la résilience : lucidité, courage, optimisme, créativité, humour, imaginaire, ce livre s’intéresse à tout ce qui se joue de résilient dans les relations interpersonnelles, que ce soit dans des espaces clos (couple, famille, institution, entreprise) ou dans l’environnement social (société, cultures). Quant aux facteurs culturels, le défi pour la psychiatrie sociale est de les prendre tous en compte ; en situant la complémentarité d’une ethnopsychiatrie qui surligne les différences, et une ethnopsychiatrie humaniste qui souligne l’universalité de certains ressorts de l’âme humaine. L’originalité de cet ouvrage est de mettre en lumière les souffrances, intrapsychiques ou propres à la relation interpersonnelle ou au groupe, afin de les surmonter et de faire de chacun d’entre nous un sujet capable de résilience pour qu’il retrouve son identité et sa place au sein du groupe.

1. Ce que j’ai retenu

Résilier vient du latin resilire, « re » indiquant le mouvement arrière et « salire », sauter, bondir. Ce sens juridique survit dans les termes de physique, rélisent, ente (1932) et résilience (1906), très probablement antérieurs au mot anglais resilient (1674), rejaillissant, rebondissant, spécialement qui a une résistance aux chocs élevés

2. Les extraits de mes notes

S’il est un être nonobstant, c’est par ce qu’il a, comme les alchimistes, transfiguré le plomb de sa souffrance en or sublimé dans une œuvre – œuvre d’art en l’occurrence

Face à l’adversité, le sens de l’humour facilite l’introspection positive et le recours à des ressources créatives et égayantes

En provoquant des émotions positives (rire, sourire, contentement), l’humour crée un climat de décontraction dans lequel le plaisir, le jeu et le divertissement sont possibles, ce qui facilite les interactions sociales

La résilience familiale se mesure à l’état de santé des enfants

Le thérapeute ne se positionne pas alors dans un rapport d’extériorité et d’expertise par rapport à la famille. Il se propose comme une base de sécurité suppléante et provisoire. Il se constitue comme une ressource externe susceptible d’alimenter les ressources internes de la famille. Cela nécessite un engagement, une attitude pro-active du thérapeute. Ainsi, à partir de l’écoute de ses résonances émotionnelles personnelles suscitées par les souffrances des autres, le thérapeute aide au développement ou au rétablissement des quatre conditions nécessaires à une suffisante familiale :

  1. La communication claire et ouverte, constituée par un contenu informatif cohérent et bien compréhensif par chacun
  2. L’expression libre de ses sentiments sans qu’on se sente dans la famille empêché de dire, ou intrusé, envahi par les exigences des autres
  3. La collaboration dans la résolution des problèmes notamment quand des suppléances s’avèrent nécessaires
  4. L’équilibre fonctionnel entre une suffisante fermeture capable de préserver l’intimité familiale et le sentiment d’appartenance, et une suffisante ouverture capable de restaurer ou de maintenir une vie sociale, capable aussi de conduire à des aides extérieures s’il en est besoin

La protection fermée enclot la souffrance et empêche tout travail d’élaboration. Autrui n’est pas perçu comme un soutien possible

Dans les familles où dominent l’anxiété et l’ambivalence on entretient des relations de grande proximité. On est exagérément protecteur. Mais en même temps on subit la contagion émotionnelle, on est envahi par les émotions des autres. La régulation des émotions est alors difficile. Les stratèges de coping centrées sur soi  se font au détriment des capacités empathiques. Les mécanismes de défenses dominées par le déni, le clivage, la dissociation bloquent le travail psychique

Le trauma suscite des mécanismes de défense dont le plus souvent : la haine. A force de vouloir se venger, on devient prisonnier du passé. Ce pourquoi il est encore important de travailler cette haine de l’autre

Parmi les solutions : prendre le passé en mains pour en faire quelque chose. L’agression inter-individuelle dans le couple provoque un cycle de violence dont il est souvent difficile de sortir

La fabrication d’un nouveau récit du couple, souvent précurseur d’un nouveau couple à inventer, remplir alors le vide provoqué par la souffrance

Le médiateur familial est un professionnel dont la fonction est d’accompagner des personnes confrontées à une séparation ou à une rupture, afin de les aider à trouver, par elles-mêmes la capacité à réorganiser leur espace familial.

En offrant un espace extérieur, un accompagnement qui tend vers l’impartialité ou la « multipartialité », le médiateur familial va donner  aux personnes le temps de donner un sens à leur séparation, le conflit est d’abordé et non escamoté

La médiation c’est aussi du temps pour panser la blessure, le passage par des phases émotionnelles est nécessaire bien que vécu en décalage pour chacun

Comment peut-on imaginer qu’au lendemain d’une séparation chacun puisse regarder l’autre et se mettre dans « l’intérêt » de l’enfant, utilisée comme un paravent cette notion n’est en réalité poussée en avant que par impossibilité de dire sa souffrance d’adulte, il est plus moral de s’occuper de ses enfants que de sa souffrance, et pourtant…

Pour paraphraser encore une fois Cyrulik, la haine et la vengeance, non seulement ne sont pas des facteurs de résilience, mais en général ils rongent l’âme. Cela ne veut pas dire qu’il fait « aimer » son agresseur comme on le voit parfois dans certaines situations ; cela ne veut pas dire que l’on ne doit pas détester cet agresseur (une personne ou une situation de travail), cela veut tout simplement dire qu’il faut permettre un certain registre à son affectivité. A trop détester, on oublie parfois d’aimer ceux qui nous aiment.

3. Points importants

« La médiation familiale est un processus de construction ou de reconstruction du lien familial axé sur l’autonomie et la responsabilité des personnes concernées par des situations de rupture ou de séparation dans lequel un tiers impartial, indépendant, qualifié et  sans pouvoir de décision, le médiateur familial, favorise à travers l’organisation d’entretiens confidentiels leur communication, la gestion de leur conflit dans le domaine familial entendu dans sa diversité et dans son évolution »

4. Comment je la pratique

L’objectif de la médiation n’est pas de rechercher les torts réciproques, mais de trouver l’accord le plus acceptable, en renonçant souvent à ses positions initiales qui une fois parlées, échangées, acceptées peuvent permettre par une reconnaissance mutuelle l’émergence d’accords qui prennent en compte les besoins de chacun en sollicitant la responsabilité des personnes.

5. Comment j’ai pu l’intégrer dans ma philosophie de vie

Cette peur de soi est bien pire que le manque de temps : on pense que le problème, c’est l’horloge mais en fait, le vrai problème, c’est le miroir.

Chaque jour (ou du moins quelque fois par année), on devrait se regarder en face sans complaisance, on devrait se poser les questions que les philosophes se posent depuis des siècles. D’où est ce que viens ? Qui suis-je ? Où vais-je ? En général, avec un minimum d’authenticité, on pourra reconstruire son histoire personnelle, se redonner une épaisseur, une multi-dimensionnalité

Conclusion :

« Qu’à force de combattre le dragon, on devient soi-même dragon. »

Nietzsche

Fiche de lecture « Récits de solutions »

Récits de solutions

Descriptif :

Voici un ouvrage formidablernent optimiste qui réussit le tour de force de constituer une introduction claire, dépourvue de tout jargon, à la thérapie brève centrée sur la solution, en invitant le lecteur à un voyage émouvant au gré des récits d’épisodes décisifs dans la vie de personnes en provenance du monde entier.

Grâce à de nombreux exemples, Berg et Dolan dérnontrent que, lorsque les thérapeutes admettent que leurs clients savent d’instinct ce qui répondra le mieux à leurs besoins, les possibilités de solution que recèle n’importe quelle situation désespérée peuvent rapidement apparaître. En encourageant aussi bien les thérapeutes que leurs patients à « attendre l’inattendu », Berg et Dolan montrent qu’il suffit de bien peu de choses pour que des individus en détresse puissent commencer à se guérir eux-mêmes.

1. Ce que j’ai retenu

On peut résumer 3 principes :

  • Si ça n’est pas cassé, ne réparez pas
  • Si ça a marché une fois, refaites-le
  • Si ça ne marche pas, ne le refaites pas. Faites quelque chose de différent

2. Les extraits de mes notes

La capacité et la détermination à réécrire l’aventure de notre existence nous rendent aptes à modeler, remodeler, renégocier et modifier nos relations à l’intérieur de nos vies

Créer et négocier le futur comme une chose prédéterminée par nos expériences antérieures ou par notre histoire familiale

Nous sommes pour la plupart davantage préoccupés par ce que nous voulons éliminer que par ce que nous voulons créer dans notre vie

Nous avons appris à écouter très attentivement lorsqu’un client nous dit « je ne sais pas » sur un ton pensif et hésitant de façon caractéristique, ces mots sont suivis d’une phrase révélatrice qui témoigne d’un changement de position capital dans la façon de concevoir sa vie.

Nous regardons l’échelle graduée comme un point de repère

Notre tâche consiste à l’aider à enrichir sa vue en moyens pratiques

Répétition générale au cours de laquelle les clients peuvent construire des solutions de façon positive et pratique

Avoir des idées veut dire avoir de l’espoir

La question miracle les rend capables d’entrer en contact avec des ressources restées inutilisées et d’ébaucher les premiers petits pas vers la création de solutions qui peuvent transformer des rêves impossibles en réalités

Plus riche est la diversité des explications, plus durable est le changement. Dans les « discussions sur la solution », la multiplicité des explications structure la coopération

Les questions à échelle sont utiles pour :

  • Les progrès d’un client en cours de traitement
  • Le degré d’espoir d’un client
  • Combien d’énergie le client peut investir pour améliorer sa vie
  • Combien de confiance, de bonne volonté, d’espoir et de motivation possède le client

Susciter la compétence du client signifie permettre au client de chercher son propre chemin pour atteindre ses objectifs

« Vous devez ne rien faire que vous ne pouvez pas faire », nous ne nous centrions jamais sur ce qu’elle devait faire, mais nous essayions plutôt de découvrir ce qu’elle était déjà capable de faire d’elle-même

Par des compliments directs et indirects aussi bien que par des compliments adressés dans une communication non verbale, le thérapeute établit avec le client une relation d’un équilibre délicat, constamment attentif aux besoins du client et à ses objectifs. Le programme du thérapeute est celui que le client établit pour lui-même

Que nous utilisons la parole ou le jeu avec des enfants ou des adultes, l’objectif final est de renforcer chez le client le sentiment de sa compétence, de son contrôle sur les difficultés de la vie, ainsi qu’e sensation de sécurité, de bien être et de maitriser sa vie personnelle

3. Points importants

Nous pensons que reconnaitre et valider ce que les clients font de bien, ainsi que la difficulté de leurs problèmes leur accordent l’autorisation de changer et les permettent d’établir une nouvelle ligne de conduite

Les exceptions au problème mettent non seulement en relief les compétences du client, même minimes mais désignent également la direction d’où peut provenir la solution

Simple ne veut pas dire facile, et il faut de la discipline pour rester simple

4. Comment je la pratique

La question « comment » met en relief l’habilité et l’ingéniosité du client, tandis que la question « pourquoi » met en question ses motivations

Déplacer le problème sur un sujet autre

Maxime de la thérapie brève centrée solution : pour être efficace, la solution n’est pas forcément en lien avec le problème !

5. Comment j’ai pu l’intégrer dans ma philosophie de vie

Notre rôle, c’est d’aider le client à trouver la façon la plus utile et la plus fructueuse d’interpréter le passé ou de lui donner un sens

Thérapie brève centrée sur la solution : la pratique du respect et de l’espoir

Conclusion :

Transformer la paille en or

« un voyage de mille kilomètres commence par un premier pas »

Adage chinois

Fiche de lecture « Que sais-je L’alchimie »

L’alchimie

Descriptif :

L’alchimie ne saurait se résumer à l’art de la transmutation des métaux, cette pseudo-science du Moyen Âge dont le but était la fabrication de l’or. Cet ouvrage nous propose l’histoire d’un art étrange, qui ne doir pas être réduit à une activité de charlatans et d’escrocs, et qui a tenté, pendant des siècles, de réaliser une union des plus paradoxale : celle de la technique et de la mystique.

1. Ce que j’ai retenu

Le but de l’alchimiste, ce n’était pas la recherche de l’or matériel, mais l’épuration de l’âme, les métamorphoses progressives de l’esprit

L’alchimie pratique, application directe de l’alchimie théorique, était la recherche de la Pierre philosophale. Elle revêtait deux aspects principaux, complémentaires : la transmutation des métaux, qui était le Grand Œuvre au sens restreint du terme, et la Médecine universelle. C’étaient là les deux pouvoirs essentiels prêtés à la Pierre

2. Les extraits de mes notes

Les alchimistes se donnaient volontiers le titre de philosophes et, en fait, ils étaient bel et bien des « philosophes » d’un genre particulier, dépositaires de la Science par excellence, contenant les principes de toutes les autres, expliquant la nature, l’origine et la raison d’être de tout ce qui existe, relatant l’origine et la destinée de l’univers entier. Cette doctrine secrète, c’était la mère de toutes les sciences, la plus ancienne de toutes, celle qui étudiait le monde et son histoire et qui, selon la tradition, avait été révélée aux hommes par le dieu Hermès (le Thoth égyptien) ; d’où le nom de philosophie hermétique donnée à cette doctrine. – Mais c’est abusivement que l’on confond cette doctrine et les opérations proprement dites : l’alchimie était, avant tout, une pratique et, en tant que telle, elle était donc l’application de la philosophie hermétique

A. Savoret : « L’Alchimie vraie, l’Alchimie traditionnelle, est la connaissance des lois de la vie dans l’homme et dans la nature, et la reconstitution du processus par lequel cette vie, adultérée ici-bas par la chute adamique, a perdu et peut recouvrer sa pureté, sa splendeur, sa plénitude et ses prérogatives primordiales : ce qui, dans l’homme moral, s’appelle rédemption ou régénération ; réincrudation dans l’homme physique ; purification et perfection dans la nature ; enfin, dans le règne minéral proprement dit, quintessenciation [le problème de la quintessence consistait à extraire de chaque corps ses propriétés les plus actives] et transmutation. »

Il semble s’être incorporé aussi la tradition hermétique, condensée en un « Livre » symbolique qui n’est autre que le Tarot, nommé également livre de Thoth : ce n’est pas seulement un instrument de divination, mais aussi une sorte d’abrégé concret de la philosophie secrète. Le Tarot comprend soixante-dix-huit « lames » (réparties en vingt-deux lames « majeures » et cinquante-six lames « mineures »). En rangeant dans un ordre déterminé les vingt-deux lames majeures, on obtient toute la cosmogonie hermétique : le Chaos, le Feu créateur, la division de la matière unique primordiale en quatre éléments, etc. On retrouve également la théologie solaire, la connaissance par illumination (symbolisée par la « Papesse »), la sympathie et l’antipathie, le dualisme sexuel, le mal et la chute. Dans ces curieuses figures, dont l’origine est fort mystérieuse, il serait possible de retrouver les grands secrets

Les alchimistes invoquaient aussi, en revanche, un patronage divin, celui d’Hermès Trismégiste, « le trois fois grand », qui passait pour l’inventeur des sciences et des arts. (C’est à ce patronage invoqué d’Hermès que l’alchimie a dû son nom d’art hermétique.) Le dieu égyptien Thoth, que les Grecs assimilèrent à leur Hermès, était scribe des dieux et divinité de la sagesse. Thoth-Hermès, c’était le conservateur et le transmetteur de la tradition, « la représentation même de l’antique sacerdoce égyptien, ou plutôt du principe d’inspiration supra-humain dont celui-ci tenait son autorité et au nom duquel il formulait et communiquait la connaissance initiatique » (R. Guenon). Il faut remarquer aussi que les alchimistes considéraient parfois Hermès comme un personnage humain, un ancien roi, inventeur des sciences et de l’alphabet, le premier savant.

L’alchimie grecque manifeste des tendances diverses, bien que d’inspiration analogue. Elle apparaît comme une vaste synthèse unissant l’art pratique des Égyptiens et la philosophie grecque, les doctrines orientales et le mysticisme alexandrin, d’un prestigieux mélange d’éléments orientaux, grecs, juifs, chrétiens : comme le remarque A. Ouy, l’alchimie était « un peu l’image de la population d’Alexandrie »

Paracelse C’est avant tout un médecin ; mais, pour lui, la médecine n’est séparable ni de l’alchimie, ni de la philosophie, ni même de la religion. Il veut connaître toutes les forces mystérieuses qui agissent dans la nature et dans l’homme… Le centre de la doctrine est la distinction du macrocosme et du microcosme, c’est-à-dire de l’univers et de l’homme, qui forment deux termes parfaitement semblables : l’un reproduit et répète ce qui se passe exactement dans l’autre. La vie de l’être humain est inséparable de celle de l’univers : on y retrouve les trois principes alchimiques (le sel, le soufre, le mercure), qui se présentent sous la forme de l’esprit, de l’âme et du corps lorsqu’il s’agit de l’être humain. Quant à Dieu, « centre et circonférence de toutes choses », il enveloppe toute la Création ; d’ailleurs, tout a émané de Lui par un vaste processus cosmogonique. L’homme est triple : il appartient au monde divin par son âme, au monde visible par son corps, au monde angélique par le fluide vital, 1’« esprit », qui s’interpose entre l’âme et le corps comme une sorte de lien. L’univers est un flux et un reflux perpétuels de Vie, passant par l’homme pour aller de Dieu aux choses, des choses à Dieu. L’âme humaine a en elle toutes les sciences, mais à l’état latent : connaître, c’est se reconnaître soi-même, retrouver en soi la Science, par le recueillement de l’âme qui se considère à la clarté de l’illumination divine, et, dit Paracelse, « celui qui se connaît, connaît implicitement Dieu »…

Tous ces auteurs rêvent d’une synthèse universelle qui, combinant l’intuition et l’observation, les méthodes a priori et l’expérimentation, permettrait d’entrer en contact intime avec la Réalité qui sous-tend les phénomènes

Tout passe et change dans le monde, est soumis à un perpétuel devenir, mais rien ne meurt, rien ne disparaît : Ouroboros, c’est le symbole de l’évolution qui renaît sans cesse de sa propre destruction, en un mouvement sans fin. « Tout ce qui porte le caractère de l’être ou de la substance, écrit d’Espagnet dans son Enchiridion physicae restitutae, ne peut plus le quitter et, par les lois de la nature, il ne lui est pas permis de passer au non-être. »

Visita Interiora Terrae Rectificando Inverties Occultum Lapident (« visite les parties intérieures de la Terre, par rectification tu trouveras la pierre cachée »)

On possédait maintenant la Pierre philosophale, rouge et parfaite, condensation active du Spiritus mundi, « commencement et fin de toutes choses » (Azoth)

 « Il faut souvent se rappeler, dit l’adepte moderne Fulcanelli, l’adage : Mens agitat molem (“L’esprit agite la masse”), car c’est la conviction profonde de cette vérité qui conduira le sage ouvrier au terme heureux de son labeur. C’est en elle, en cette foi robuste, qu’il puisera les vertus indispensables à la réalisation de ce grand mystère. » 

« La renaissance est triple, nous dit Eckhartshausen (ouvr. cit.) : premièrement, la renaissance de notre raison ; deuxièmement celle de notre cœur ou de notre volonté. Et enfin la renaissance de tout notre être. La première et la seconde sont appelées la renaissance spirituelle, et la troisième la renaissance corporelle. Beaucoup d’hommes pieux et qui cherchaient Dieu ont été régénérés dans l’esprit et la volonté ; mais peu ont connu la renaissance corporelle. »

3. Points importants

Les alchimistes utilisent l’anagramme, l’énigme, l’acrostiche : ainsi la Pierre philosophale sera désignée par le mot Azoth, formé par la lettre initiale commune à tous les alphabets (A), suivie de la dernière lettre des alphabets latin, grec et hébreu – ce qui signifie : la Pierre est principe et fin de tout corps

Le Grand Œuvre mystique, parallèle à la découverte de la Pierre philosophale, par lequel l’âme humaine atteint à la sérénité parfaite de l’initiation à travers les épreuves multiples, la Rose représentant à la fois la Grâce divine et la Pierre. Mêmes tendances chrétiennes ésotériques dans la Divine Comédie de Dante.

4. Comment je la pratique

Chaque être à son principe particulier d’organisation, ce que Paracelse nommera archée. Le monde est le domaine des actions et interactions mutuelles. Quant à l’homme, image de Dieu et résumé de toute la création, c’est véritablement le centre de l’univers… 

5. Comment j’ai pu l’intégrer dans ma philosophie de vie

La Pierre philosophale, ce serait l’homme transformé par la transmutation spirituelle

Pour faire pendant au Sel, on décrit volontiers un cinquième élément, l’Éther ou Quintessence, sorte de médiateur entre les corps et la force vivifiante dont ils sont pénétrés.

Conclusion :

L’alchimiste n’a pas à découvrir quelque chose de nouveau, mais à retrouver les secrets

Fiche de lecture « Que sais-je coaching »

Que sais-je coaching

Descriptif :

Le coaching se développe significativement en France depuis une dizaine d’années. Il est un processus d’accompagnement destiné à favoriser un environnement de croissance et d’optimisation du potentiel de la personne. À travers une sorte de maïeutique, coach et client forment un partenariat stimulant, grâce auquel le coaché ​​peut évacuer les obstacles à son développement, faire émerger ou acquérir de nouvelles compétences et améliorer sa performance. Cette relation d’aide est fondée sur des concepts, des méthodes et des outils issus des théories de l’organisation comme du vaste champ psychothérapeutique.

Ce livre propose une synthèse des principaux aspects tant théoriques que pratiques de ce que représente aujourd’hui le coaching.

1. Ce que j’ai retenu

Le processus d’accompagnement est destiné à favoriser un environnement de croissance et d’optimisation du potentiel de la personne

D’un point de vue pragmatique, nous avons vu l’intérêt et la richesse de cette posture de coach qui, au-delà des contraintes d’une situation donnée, apparaît comme une méthode avec ses outils, une façon d’écouter, de questionner, de structurer et de mobiliser pour faire avancer, conjointement avec le coaché, une problématique

2. Les extraits de mes notes

Le coaching instaure une rencontre particulière entre des individus fondée sur le savoir-être et le savoir-faire pour promouvoir et orienter les ressources du coaché vers une plus grande efficacité. Le cadre de cette rencontre s’étale sur un vaste champ nécessairement pluridisciplinaire combinant théorie et pratique des sciences humaines et du monde économique. L’intervention de coaching est scandée par une stratégie d’action, qui est portée par une méthode et des outils, et qui prend appui sur la demande du client et les attentes qui en découlent. À travers une sorte de maïeutique, coach et client se retrouvent dans un espace d’élaboration et de coconstruction de solutions pour dégager une cohérence et une finalité à une action.

Les apports du coaching relèvent d’un ensemble de facteurs que l’on peut synthétiser autour de trois principaux : un dispositif et des outils qui créent un climat d’alliance pour favoriser une coconstruction entre coach et coaché ; une capacité de compréhension et de restitution des enjeux et des besoins auxquels fait face le coaché et une force de stimulation et de propositions pour celui-ci.

L’intervention du coach a pour vocation première de créer un espace de confiance et de partenariat où le coaché peut exprimer librement sa parole à une personne

Le fait d’être écouté avec bienveillance et sans arrière-pensée ou projet constitue finalement pour beaucoup de personnes une situation assez inédite qui autorise une verbalisation et un travail féconds.

Ce feed-back peut, lui aussi, être assez inhabituel et entraîner une réflexion chez le coaché, porteuse de progrès. La solidité de l’alliance est indispensable pour traverser avec la sérénité ou, tout au moins, avec la confiance suffisante des situations de frustration importantes.

Un deuxième élément du coaching est la capacité du coach d’identifier les véritables enjeux du coaché dans la profusion d’informations et la confusion

La situation du coaching permet au coaché de sortir du cercle étroit où il a pu s’enfermer en lui offrant une autre perspective qui va au-delà du problème sur lequel il butte.

Le troisième élément est représenté par le coach comme force de stimulation et comme pourvoyeur de nouvelles façons de percevoir une réalité plus mobilisatrice. L’enjeu du coaching est souvent de dépasser, de s’écarter de la zone de confort du coaché afin de tester de nouveaux comportements, savoirs, attitudes, créateurs de progrès.

Le coaching a un impact plus ponctuel et surtout comportemental

L’intervention de coaching permet ainsi de prendre du recul et de réexaminer les actions, motivations, valeurs, croyances à la lueur de ce test de cohérence : il faut réinterroger ce qui n’est pas aligné avec la finalité globale, en tant que cela peut être un facteur de perte de puissance, de baisse de performance et une source potentielle de souffrance et de moindre réalisation pour la personne. C’est, finalement, l’unique demande du coaché : « Donnez-moi un sens à tout ceci » à laquelle le coach répond : « C’est à vous de le trouver, mais je vous aiderai à le faire émerger. »

Le coach ne doit qu’éclairer des voies possibles que le coaché choisira ou non d’emprunter. Un des outils favoris du coach est le silence, surtout quand celui-ci détient potentiellement la réponse à la problématique posée. Ce silence renvoie le coaché à ses propres ressources et à sa propre puissance

Le savoir-être du coach se manifeste au travers d’une posture particulière faite d’une qualité d’être et de compétences relationnelles qui conditionnent l’interaction

Il ne s’agit pas d’une vision angélique (qui, alors, serait inopérante), car, loin de fournir une approbation inconditionnelle à son action, elle place le coaché devant sa responsabilité de devenir (tout) ce qu’il peut être avec le soutien mobilisateur de la présomption de compétence renvoyée par le coach

Le savoir-faire du coach est essentiel, enfin, pour éviter la compulsion de faire ou de dire, pour pouvoir se libérer de la technique, s’autoriser le silence, laisser place aux éléments inexpliqués et féconds de la relation, au savoir-être, et pour laisser le rôle central au coaché.

L’exercice de supervision qui rappelle, par mimétisme, la situation du coaché est, pour le coach, un lieu d’expérimentations, de confrontations, d’apprentissages, de validation, d’enrichissement de son travail, et à ce titre un élément essentiel de son développement personnel et professionnel

Nous avons évoqué l’importance d’une double lecture, de la part du coach, de la problématique en termes de contenu (les faits relatés) et de processus (le mode de relation et de restitution)

La situation de coaching intègre naturellement ces deux niveaux puisqu’il s’agit, à la demande du coaché, de progresser vers un objectif et un résultat qui sont du domaine du contenu en mettant certains moyens en œuvre comme la coconstruction d’une relation avec le coach qui appartiennent au processus

3. Points importants

Le coach agit comme un catalyseur, un facilitateur de changement en mobilisant ses énergies

Un accompagnement multidimensionnel, associant corps et esprit

Le coaching est un instrument de cette politique d’optimisation des ressources et de différenciation

La demande de coaching résulte aussi du souci d’échapper à la solitude

4. Comment je la pratique

La bienveillance et la compétence nécessaires pour recevoir cette parole. La capacité d’accueil et d’acceptation du coach

L’écoute active du coach, elle représente un ressort puissant de l’alliance

Cette attitude est à la base du contrat de coconstruction du coaching où le coach, en miroir, est animé du souci de développement et d’autonomisation du coaché et met ses compétences au service de l’émergence des ressources de son client

5. Comment j’ai pu l’intégrer dans ma philosophie de vie

Le coach doit faire preuve d’une capacité maïeutique pour être un « accoucheur » de solutions qui sont, néanmoins, générées par le coaché, toujours au centre du processus

L’intervention de coaching est une rencontre en miroir structurée par le coach entre le coaché et lui-même.

Conclusion :

La demande de coaching est fondamentalement une recherche d’une plus grande cohérence et de sens dans son action. Cette cohérence permet d’aligner valeurs professionnelles et personnelles, de maintenir un équilibre entre être et faire, d’affirmer son individualité tout en étant performant et en partageant la vision stratégique de l’organisation

Fiche de lecture « Manuel de survie dans le monde du travail »

Manuel de survie dans le monde du travail

Descriptif :

Ou comment faire face aux situations de stress

Beaucoup de personnes sont aujourd’hui en souffrance morale et psychique. Le changement à introduire est de redonner un sens au travail, pour éviter que ce mal-être ne s’accumule, qu’il ne déborde, qu’il n’envahisse la vie. S’adapter, c’est accorder plus de vigilance à ses besoins relationnels vitaux, et donc veiller à en prendre soin face à des personnes qui ne les entendent pas toujours ou qui peuvent parfois même les maltraiter. S’adapter, c’est aussi garder l’espoir que, quoi qu’il arrive, nous allons faire face et continuer à nous respecter, même si autour de nous les autres ne témoignent d’aucune considération à notre égard. S’adapter, cela veut dire être capable de survivre dans les différents milieux où nous sommes amenés à vivre, même les plus hostiles. Fort de son immense expérience, Jacques Salomé nous donne les moyens de protéger et de préserver notre intégrité physique, psychologique et morale.

1. Ce que j’ai retenu

Merci à la vie

Prendre le risque de s’adapter

S’adapter pour retrouver une emprise sur son existence pour continuer à pouvoir être encore et toujours, auteur de sa vie.

2. Les extraits de mes notes

Cette culture du défi, entretenue par la société de consommation, fait trop souvent oublier que ce sont les besoins qui devraient été satisfaits, et en particulier les besoins relationnels. Tels les besoins de se dire, d’été entendu, reconnu, valoriser, de créer et de rêver qui sont trop fréquemment maltraités.

Quand le travail réalisé prend du sens pour celui qui l’exécute, la souffrance liée à ce travail se métabolisme et transcende la fatigabilité, la douleur ou la fatigue éprouvée.

Autrefois, il y avait aussi le plaisirs de la transmission. Un ouvrier, un artisan, un employé pouvait transmettre à un plus jeune son savoir et son expérience. Aujourd’hui, la fonction à remplacer le métier.

Autrefois, l’outil était au service de l’homme, il était aimé et respecté, on pouvait même le transmette. Aujourd’hui, tout se passe comme si l’homme était au service de l’outil, sui devient prioritaire dans les valeurs d’une entreprise.

Le prix du travail ne peut se ramener à un salaire, il comporte aussi une dimension symbolique essentielle, l’attente intime que les gestes, l’engagement, la présence du travailleur et le résultat obtenu soient reconnus. On souffre aujourd’hui plus dans sa tête et dans la relation que dans son corps.

Ce n’est donc pas l’exigence d’attention, de vigilance ou de précision liée à notre activité qui est épuisante, mais l’absence de confiance et de valorisation

Mieux connaître nos besoins relationnels nous permet d’apprendre à les respecter en nous. Il ne faut pas oublier qu’ils sont à la base de notre équilibre interne. En sachant en témoigner, ils vont guider beaucoup de nos conduites. Leurs méconnaissance ou leur maltraitances sont à l’origine, quand ils ne sont pas entendus, respectés ou combler, de la plupart de nos malaises, conflits et frustrations. Ils sont donc la source même (ou un véritable obstacle) au sentiment de bien-être, qui fait de notre travail et par extension, dans la plupart de nos relations, qu’elles soient proches ou moins proches.

Besoin de dire : avec des mots qui sont les nôtres.

Besoin d’être entendu dans l’un ou l’autre des registres que nous privilégions, avec lesquels nous allons nous exprimer et tenter ainsi de rejoindre l’autre

Besoin d’être reconnu, pas seulement pour ce que nous faisons, mais aussi pour ce que nous sommes comme personne

Besoin d’être valorisé. Bien sûr à travers un salaire, mais, au-delà, par des mots d’encouragement, par des confirmations, par des attentions particulières

Besoin d’intimité qui confirme et renforce notre sécurité intime

Besoin de créé et d’influencer n9tre environnement immédiat

Besoin de réverbère demain sera meilleur qu’aujourd’hui et après demain meilleur que demain

L’enjeu à redéfinir pour chacun est plus complexe, plus profond. C’est de sortir du rôle de victime, et de changer suffisamment pour ne plus accepter d’être dominé. De se positionner, de s’affirmer, de se respecter pour se faire respecter

3. Points importants

Accéder à une confiance plus consistante, plus solide, plus cohérente. En particulier en s’appuyant sur quatre ancrages qui le paraissent structuré toute démarche pour se réapproprier plus de confiance en soi

  • apprendre à s’aimer (non d’un amour narcissique, mais d’un amour de bienveillance)
  • apprendre à se respecter (à dire non et à non plus se laisser définir par les autres)
  • apprendre à se responsabiliser (Je ne suis responsable nécessairement de tout ce qui m’arrive, mais je suis responsable de ce que fais avec ce qui m’arrive)
  • apprendre à rester fidèle à ses valeurs, à ses choix, à ses engagements de vie

4. Comment je la pratique

La liberté d’être se construit avec l’écoute et la prise en compte de nos besoins relationnels qui sont à la base de la confiance en soi, de l’estime de soi et de l’amour de soi. Ces trois ancrages me semblent importants pour pouvoir affronter l’imprévisible des rencontres, et ils seront d’autant plus fiables que nous serons attentifs à nous respecter

5. Comment j’ai pu l’intégrer dans ma philosophie de vie

Je mets du sens dans mes actions

Je suis mes valeurs : respect, amour, maître de soi

Conclusion :

Je voudrais rappeler que le bonheur n’est pas un état permanent mais une aspiration vers une harmonie intérieure, un accord entre nos attentes et les réponses de notre environnement

Fiche de lecture « Les quatre accords toltèques »

Les quatre accords toltèques

Descriptif :

Castaneda a fait découvrir au grand public les enseignements des chamans mexicains qui ont pour origine la tradition toltèque, gardienne des connaissances de Quetzacoatl, le serpent à plumes. Dans ce livre, Don Miguel révèle la source des croyances limi-tatrices qui nous privent de joie et créent des souffrances inutiles. Il montre en des termes très simples comment on peut se libérer du conditionnement collectif – le rêve de la planète, basé sur la peur – afin de retrouver la dimension d’amour inconditionnel qui est à notre origine et constitue le fondement des enseignements toltèques. Les quatre accords proposent un puissant code de conduite capable de transformer rapidement notre vie en une expérience de liberté, de vrai bonheur et d’amour. Le monde fascinant de la Connaissance véritable et incarnée est enfin à la portée de chacun.

1. Ce que j’ai retenu

La connaissance toltèque émerge de la même unité de vérité que les traditions ésotériques du monde entier. Bien qu’elle ne soit pas une religion, elle honore tous les maitres spirituels qui ont enseigné sur terre. Bien qu’elle comprenne une dimension spirituelle, elle est plus justement décrite comme étant un mode de vie qui se distingue par la facilité d’accès au bonheur et à l’amour qu’elle procure.

2. Les extraits de mes notes

Si vous savez respecter votre parole, si vous ne vous sentez jamais visa, si vous ne faites pas de suppositions et si vous faites toujours de votre mieux, vous allez transformer votre univers personnel et commencer à vous aimer de manière inconditionnelle. Vos efforts toucheront tout le monde, car lorsque vous êtes heureux, les personnes qui vous côtoient sont également heureuses et cela les invite à modifier à leur tour leur propre univers

Ils ne pouvaient le voir comme eux-mêmes, parce qu’il y avait un mur de brouillard ou de fumée entre les miroirs. Et ce mur de brouillard provenait de leur interprétation des images de lumière : le Rêve des humains.

Je suis le Miroir de Fumée, parce que je me vois en chacun de vous, mais nous ne nous reconnaissons pas les uns les autres à cause de la fumée qu’il y a entre nous. Cette fumée est le Rêve, et le miroir c’est nous, le rêveur.

Les enfants sont domestiqués comme les chiens, les chats, ou tout autre animal. Pour instruire un chien, on le punit et on le récompense. De manière analogue, nous formons nos enfants, que nous aimons tant, exactement comme on dresserait un animal domestique : par un système de punitions et de récompenses

Nous nous efforcions à faire plaisir à papa et à maman, nous voulions plaire aux maitres d’école, plaire à l’église, alors nous avons commencé à jouer des rôles. Nous prétendions être autre que nous étions, par peur d’être rejetés.

La domestication est si forte, qu’arrivés à un certain point de notre vie, nous n’avons plus besoin de personne pour nous domestiquer : ni papa, ni maman, ni église. Nous sommes si bien dressés que nous devenons nos propres dresseurs.

Même si le Livre de la Loi est faux, il vous donne un sentiment de sécurité.

Voilà pourquoi il faut beaucoup de courage pour remettre en question ses propres croyances. Car, même si on ne les a pas choisies, il est néanmoins vrai qu’on leur a donné notre accord.

La vraie justice consiste à ne payer qu’une seule fois pour chaque erreur. La vraie injustice consiste à payer plus d’une fois pour chacune.

Etre simplement soi-même, voilà ce que l’on redoute le plus. Nous avons appris à vivre en nous efforçant de satisfaire les besoins d’autrui, à vivre en fonction du point de vue des autres, de peur de ne pas être accepté et de ne pas être assez bien à leurs yeux

Nous sommes incapables de nous pardonner de ne pas être tels que nous le souhaitons, ou plutôt tels que nous croyons devoir être. Nous ne nous pardonnons pas de n’être pas parfaits.

Personne ne maltraite plus que nous même, car ce sont le Juge, la Victime et le système de croyances qui nous poussent à agir ainsi.

3. Points importants

1er accord Toltèque : que votre parole soit impeccable

2ème accord Toltèque : n’en faites pas une affaire personnelle

3ème accord Toltèque : ne faites pas de suppositions

4ème accord Toltèque : faites toujours de votre mieux

4. Comment je la pratique

J’écoute mon corps et mes émotions puis je me rappelle les accords et regarde lequel correspond le mieux

5. Comment j’ai pu l’intégrer dans ma philosophie de vie

Il avait compris qu’il était un miroir pour les autres, dans lequel il pouvait se voir lui-même. Chacun est un miroir, se dit-il.

Conclusion :

Aujourd’hui se produit une autre révolution, qui va également changer le monde. Je veux parler du monde personnel que nous créons, notre propre univers, et de la révolution qui se joue à l’intérieur de chacun de nous. Le seul moyen de modifier le monde qui nous entoure est de changer à titre personnel. Si nous parvenons à modifier notre propre univers, nous gagnerons la paix intérieure et retrouverons l’amour inconditionnel.

Fiche de lecture « Les pratiques de l’approche narrative »

Les pratiques de l'approche narrative

Descriptif :

L’approche narrative est fondée sur l’idée que les récits que nous produisons en permanence sur notre vie peuvent soit nous enfermer, soit nous libérer, et qu’il existe toujours une multiplicité de points de vue pour rendre compte d’une situation.   A l’aide de techniques de conversations sophistiquées, elle aide la personne à formuler des récits qui lui permettront d’aller mieux ou de changer. Le livre explicite par de nombreux exemples comment se pratique cette approche et témoigne de sa diversité d’application

1. Ce que j’ai retenu

« concevoir une histoire, c’est le moyen dont nous disposons pour affronter les surprises, les hasards de la condition humaine, mais aussi pour remédier à la prise insuffisante que nous avons sir cette condition humaine. Grâce aux récits, nous construisons, reconstruisons, et même d’une certaine manière nous inventons le présent et l’avenir »

Michael White

La pratique narrative consiste à remplacer les conseils de l’expert donne à une personne par des questions influentes  et centrées sur ces capacités,  ses espoirs, ses valeurs, son intention, partant  du postulat que l’expert véritable d’une situation est la personne elle-même. Cette pratique se fonde que noté aptitude à fabriquer dès notre plus tendre enfance et en permanence des histoires pour donner un sens à tout ce qui nous arrive.  Les briques de ces histoires sont notre culture familiale, sociale,  notre éducation, nos expériences, nos croyances,  tout ce qui a été dit sur nous. Elles façonnent notre identité. Elles peuvent nous aider ou nous empêcher d’atteindre ce qui est important pour nous. Certaines histoires prennent tellement de place qu’elles deviennent des « vérités absolues » qui enferment à vie son propriétaire. Portant d’autres histoires sont toujours possibles

2. Les extraits de mes notes

C’est en se reconnectant avec un espace de coopération  que  le sujet peut passer d’une histoire de survie dans laquelle aucune répétition n’amène de différence, a une histoire de vie, où la multiplicité des points de vue permet d’enrichir la perception de soi et des autres. Apprendre au sujet à modifier sa perception pour voir l’intention collaborative derrière un comportement problématique, lui permet de se percevoir comme auteur de sa propre vie dans un contexte d’estime de soi

Les différents ressentis émotionnels, qu’il s’agisse de la peur, de la colère ou de la tristesse, ne sont pas à comprendre comme des émotions négatives  mais bien positives mêmes si elles s’avèrent désagréables. En effet, elles indiquent la direction dans laquelle le sujet doit chercher les ressources dont il a besoin afin de s’ajuster dans la relation avec  l’autre

Cette prise d’initiative fait sentir au sujet qu’il a de la valeur

Plus le sujet est en relation avec l’autre, plus il est en relation avec lui-même, c’est à dire qu’il a, à ce moment-là, la  capacité d’accueillir ses propres ressenti sensoriels à l’intérieur de la relation à l’autre

Intégrer la dimension corporelle et affective dans le questionnement rend le langage porteur de sens. Amener le sujet à décrire dans un premier temps son propre vécu corporel : tension musculaire, tachycardie, … et aider le sujet à nommer ce vécu va permettre de réintégrer le sens de la colère à partir de la compréhension des réactions corporelles comme ayant une intentionnalité coopérative

Trouver des souvenirs sur mesure liés à la singularité de chaque individu, pour qu’il accueille ses propres ressentis sensoriels est la voie à suivre pour prendre position sur ce qu’il vit

Le questionnement narratif peut être ainsi compris comme un questionnement de réassociation dans lequel le sujet peut ré-habiter son corps, accueillir ses ressentis sensoriels, et transformer ses mouvements automatiques en mouvements spontanés

L’idée est que nous sommes tous « multi-histoires », mais que la personne saturée par une histoire de problème se vit souvent comme n’étant plus que cela, comme un acteur qui n’a pas d’autre possibilité que de jouer la pièce écrite par quelqu’un d’autre.

Une personne envahie par une histoire de problème, c’est comme un propriétaire qui habiterait une grande maison, mais n’en occuperait qu’une XIème pièce. Le praticien narratif va l’inviter, avec ses questions, à aller visiter les autres pièces de sa maison. Il s’agit bien en effet d’habiter pleinement sa vie

Raconter, c’est chercher sans relâche à donner un sens à notre expérience

Chercher un sens à nos expériences, c’est ce que nous faisons, du matin au soir, chaque seconde de notre vie, de notre naissance à notre mort. Nous ne pouvons pas nous passer de sens, c’est sombrer dans la folie. Nous sommes d’inlassables fabricants de sens.

3. Points importants

Derrière ce procédé technique et de questionnement, existait une vision anthropologique et novatrice qui déconstruisait la psychopathologie classique. Le chemin était ouvert pour retrouver le sens innovant de la psychologie populaire, ou chaque être humain est considéré dans son humanité, dans ses intentions, dans sa vie relationnelle et sociale, et non pas réduit à un individu structuré par la psychopathologie

Grégory Bateson insiste sur la dimension relationnelle comme celle à partir de laquelle le sujet perçoit son monde et peut le transformer, Milton Erickson montre que la coopération ouvre la dimension corporelle, en favorisant le processus de réassociation, permettant d’accueillir les ressentis sensoriels.

4. Comment je la pratique

Questionnements visant à dissoudre les problèmes par la construction d’histoires alternatives

C’est en ne réduisant pas l’autre à son comportement, mais en comprenant celui-ci comme effet d’un discours dominant, que le questionnement narratif modifie la perception étroite maintenant les sujets dans un monde structuré par la haine  de soi

5. Comment j’ai pu l’intégrer dans ma philosophie de vie

Le principe central de cette approche consiste à dire qu’il n’y a pas une seule et véritable façon de penser les gens, les familles, le fonctionnement de la société.

Le regard que l’on porte sur un individu forge son identité

Convaincus par l’approche externalisante : « la personne n’est jamais le problème, la personne est en relation avec le problème », cette manière de « desetiqueter » les gens, « je ne suis pas anxieux, mais je suis en relation avec l’anxiété »

Conclusion :

« nos études ont démontré que la façon dont parlent les gens change leur façon de penser »

Lera Borodistky

« il y a des dizaines de bonnes réponses et seulement très peu qui sont erronées »

Tom Andersen

Fiche de lecture « Les mots étaient à l’origine magiques »

Les mots étaient à l'origine magiques

Descriptif :

Dans le droit fil de ses précédents ouvrages, Steve de Shazer souligne ici l’importance d’une étude attentive de la conversation thérapeutique. Pour expliquer comment le langage fonctionne en thérapie, il s’étend largement sur les opinions de Freud, Lacan, Bateson, Ackerman, entre autres, opinions qu’il cite et critique. Mais l’essentiel du livre se trouve dans les conversations détaillées entre client et thérapeute qui montrent la thérapie centrée sur la solution à l’œuvre.

1. Ce que j’ai retenu

Le concept de « normalité » est vide. Seule la déviance existe

2. Les extraits de mes notes

Il est évident que les thérapeutes veulent que leurs clients « réfléchissent sur les implications de leurs perceptions et de leurs actions présentes et qu’ils envisagent de nouveaux choix »

Nous nous efforçons de prêter une attention particulière à ce que le client dit exactement, et à la manière dont il le dit, tout en refusant d’accepter quoi que ce soit sans vérification (ce qui signifie que nous sommes parfois amenés à poser des questions en apparence stupides)

La question miracle a pour but d’accomplir c’est de permettre aux clients de décrire ce qu’ils attendent de la thérapie sans avoir à se soucier du problème ne de la présomption classique selon laquelle la solution d’un problème serait, d’une certaine façon, liée à sa compréhension et à son élimination

3. Points importants

L’utilisation du dictionnaire pour comprendre l’étymologie des mots

4. Comment je la pratique

Il n’est pas réaliste pour le thérapeute de s’attendre à ce que, dès le début, le client connaisse exactement ses objectifs. S’ils les connaissaient il n’aurait probablement pas besoin de thérapie. C’est pour cette raison que nous ne jugeons pas utile d’établir avec le client un contrat prévoyant un nombre précis de séances, des objectifs spécifiques, ou une évaluation des progrès en fonction de ces objectifs. Le faire serait limiter toute possibilité de changement ; ce serait limiter toute possibilité pour le client d’inventer ou de découvrir quelque chose qui le satisfait autant, voire davantage, que ce qu’il imaginait, ou ce qu’il souhaitait lorsqu’il évoquait l’état où il se trouverait le lendemain du miracle

5. Comment j’ai pu l’intégrer dans ma philosophie de vie

Comment dire ce que je sais avec des mots dont la signification est multiple ?

Edmond Jabès

C’est pour cette raison que tout outil doit être approprié par la personne et personnalisé par elle

De plus, le symbole a plus de force que le mot pour cette même raison

Conclusion :

En regardant l’objet de près, il faussait sa vision. Certes, il pouvait voir un ou deux points avec acuité peu commune mais, ce faisant, il perdait de vue l’ensemble. Ainsi l’on peut être profond. La véroté n’est pas toujours au fond d’un puits.

Edgar A. Poe

Fiche de lecture « Les fiches outils du coaching »

Les fiches outils du coaching

Descriptif :

On ne devient pas coach simplement « parce que les gens se confient à nous facilement », c’est ce que l’on entend souvent de la part des aspirants coachs. La démarche est plus profonde qu’il n’y paraît, plus complexe aussi. L’ouvrage présente ainsi un panorama complet des concepts incontournables et novateurs du coaching et de l’accompagnement professionnel.

Pratique et basé sur l’expérience, ce guide opérationnel complet propose 110 fiches qui présentent les notions clés, les approches théoriques et les outils pratiques d’accompagnement.

Traitée de manière opérationnelle, chaque fiche outil est présentée en 2 ou 4 pages comprenant : le contexte d’utilisation, des conseils de mises en œuvre, des schémas, des cas pratiques, un résumé des points clés.

1. Ce que j’ai retenu

Comme pour les arts martiaux, l’efficacité tient pour 10 % à la théorie, pour 10 % à la technique et… pour 80 % à l’apprentissage pratique !

Tout coaching se construit à la fois à partir des difficultés du coaché et avec le style et les outils du coach

Les coachs ne le deviennent pas par hasard. Ce choix s’inscrit dans une histoire personnelle qui les a confrontés à des difficultés relationnelles et familiales. Se connaître et travailler sur soi est une étape indispensable pour devenir un professionnel mature et conscient. Le désir de devenir coach se produit souvent dans la période de mi-vie. Le coach est son outil de travail.

Le coaching, c’est aussi la prise en compte de l’humanité en lieu et place de la technique, la remise du sens dans l’action et de la réflexion dans les défis.

2. Les extraits de mes notes

Il se développe pour des raisons historiques et sociales en même temps qu’il s’inscrit dans les grandes traditions de l’accompagnement. Et c’est bien parce que le coaching remonte à loin qu’il produit des effets. Le coaching est l’héritier de courants philosophique, spirituel, éducatif et thérapeutique qui se proposent d’accompagner les êtres humains à des moments clés de leur existence. Il serait dommage de le réduire à une visée d’atteinte de performances ou d’adaptation à tels ou tels contextes.

Chacun est invité à inventer et à réussir sa vie, à devenir « lui-même » en dehors des constructions collectives qu’ont connues les générations précédentes. Ce que découvrent de nombreuses personnes, c’est que devenir soi-même est une démarche difficile, qui mobilise beaucoup d’énergie : la revendication à l’autonomie et à la réalisation de soi a un prix élevé sur le plan de l’économie psychique et sociale

Choisir un métier ne va plus de soi, trouver un emploi relève du parcours du combattant, le conserver et s’y épanouir est encore une tout autre affaire. Et pourtant, le travail occupe une place essentielle dans nos vies et c’est pour cette raison que le coaching y trouve un terrain de choix pour s’y développer. L’Homme n’a pas tellement changé dans ses préoccupations fondamentales. Il est en quête de sens et peine à le trouver dans les difficultés de son existence. Les grandes traditions de l’accompagnement ont toujours cherché à répondre à ses doutes, ses incertitudes et ses contradictions. Le coaching est donc bien une forme contemporaine de traditions anciennes

L’être humain a besoin de s’inscrire dans le lien pour devenir ce qu’il est. C’est l’expérience fondamentale et constitutive que vit le nourrisson au contact de la personne qui s’occupe de lui, mère biologique ou de substitution. On ne devient humain que dans la relation avec un autre être humain. Le coach sera l’accompagnant d’un itinéraire de questionnements et de difficultés à dépasser. C’est la relation entre le coach et le coaché qui sera le creuset de la transformation.

Vous n’apportez pas les solutions, vous aidez votre client à les faire émerger. Vous proposez un dispositif moins « outillé », car le premier outil du coach, c’est lui-même. Et, différence essentielle en termes de posture : vous êtes en position haute sur le cadre et en position basse sur les contenus, à l’inverse des postures du formateur et du consultant, qui doivent être des spécialistes, voire des experts du domaine dans lequel ils interviennent

La connaissance de vos blessures professionnelles, ce qui s’est joué et rejoué pour vous, de vos échecs, vos difficultés et de ce que vous avez mobilisé pour les dépasser est ce qui vous permet d’asseoir votre légitimité de coach.

Un coaching réussi est, pour le coaché, une fenêtre ouverte sur ses potentialités, une manière de comprendre que, quand il le souhaite et seulement s’il en a le désir, il peut évoluer… En pleine conscience de ses mécanismes

Le coaching d’organisation s’adresse à des dirigeants qui souhaitent mener leurs entreprises à travers des transformations complexes

Les « Sensei » japonais disent qu’avant d’apprendre à faire chuter, il faut apprendre à chuter. Ce principe pourrait s’appliquer au feedback : avant d’apprendre à le donner, apprenez à le recevoir ! Malheureusement, notre éducation nous a mal éduqués en la matière. Quand une personne nous fait un commentaire, il est souvent perçu comme une critique et nous avons naturellement tendance à nous défendre, à nous justifier. Cette posture est contre-productive. La prochaine fois que quelqu’un vous fait un feedback, entraînez-vous à ceci : se taire. Et dire merci. Le feedback est un cadeau

Le client doit apprendre à s’autoriser de lui-même dans l’exercice de se dire, se raconter, oser exposer ses émotions, ses difficultés, ses limites, ses échecs, ses peurs. C’est au travers de cette relation singulière qui consiste à les partager avec un tiers, de voir ce que cela lui fait sur un plan émotionnel, qu’il accédera à un nouvel espace intérieur à partir duquel du neuf pourra émerger. Il existe un fantasme assez commun qui consiste à penser qu’une décision doit être la bonne. Or une décision est… une décision. Ce sont les avantages et les inconvénients qui résultent de cette décision qui vont nous la faire qualifier de bonne ou mauvaise !

Nos véritables limites sont toujours au-delà de nos croyances.

La crise, un levier du changement.

Le coach peut travailler en déplaçant la question du sens vers celle des repères.

Le coach est au service du coaché, et doit donc travailler impérativement son humilité

3. Points importants

Comprendre les obstacles rencontrés par le client, c’est comprendre ce qu’il vit

Rappelez-vous les 3 P du coach : protection, permission, puissance.

Votre rôle : aider votre client à repérer ses émotions, à les exprimer, à mettre en place des comportements plus adaptés, qui s’appuieront sur une meilleure confiance en lui et le développement de la pensée positive…

4. Comment je la pratique

Il faut, enfin, lever les résistances, celles de vos coachés et les vôtres, pour permettre au coaché d’atteindre ses objectifs. Comment ? En laissant parler l’enfant en vous qui sait mieux que l’adulte ce qui est bon pour vous, entraînant ainsi l’Autre dans le jeu.

Demandez donc à votre client comment il s’auto-reformulerait

« Je ne sais pas » signifie « je suis en train de chercher la réponse »

« Et si ces larmes pouvaient parler, que nous diraient-elles ? »

5. Comment j’ai pu l’intégrer dans ma philosophie de vie

J’utilise des outils nouveaux ! En étant souple et ouvert pour stimuler l’agilité de l’Autre

Un sur-mesure qui va permettre de travailler en profondeur le désir de travail et ce qui fait sens : voilà ce que j’apporte

La logique d’apprentissage et de changement passe par les quatre stades de développement : découverte, expérimentation, autonomie et expertise.

Conclusion :

N’oubliez jamais que nos clients nous font autant avancer que nous nous évertuons à accompagner leur évolution. Simplement, les chemins ne sont pas identiques.

Rappelez-vous que choisir le métier de coach, c’est accepter d’apprendre avec chaque client, c’est à chaque nouvelle séance un pari, une aventure neuve, un cheminement inconnu

Fiche de lecture « Les fabuleux pouvoirs de la psychologie positive »

Les fabuleux pouvoirs de la psychologie positive

Descriptif :

La pensée positive nous promet, via la Loi d’Attraction, de réaliser nos moindres souhaits et ainsi de nous offrir une vie plus épanouie.

Mais la satisfaction de nos désirs, nous enseigne la psychologie positive ou science du bonheur, ne nous rend plus heureux que brièvement.

Pour un bonheur durable, il s’agit d’apprendre à apprécier ce que nous avons, plutôt que de souhaiter davantage, et vivre dans un esprit de gratitude !

Pour la première fois, un texte qui allie les principes de la pensée positive et les connaissances scientifiques de la psychologie positive.

1. Ce que j’ai retenu

Plusieurs constats s’imposent  grâce aux travaux de la psychologie positive. D’une part, le bonheur ne dépend pas aussi fortement des aspects matériels de la vie, ce qui est réjouissant. D’autre part, nous avons tendance à nous illusionner en imaginant ce qui nous rendra effectivement plus heureux : obtenir ce que nous désirons, en termes matériel, n’est pas gagné de satisfaction durable !

2. Les extraits de mes notes

L’idée que la pensée est une énergie qui rend à se matérialiser dans la réalité, en attirant ce qui lui est semblable

Ainsi, celui qui régulièrement à la maladie et qui redoute de perdre la santé prépare un terrain propice aux déséquilibres dans son organisme : il créé en quelque  sorte la maladie sui l’accablera. De même, celui qui se répète à longueur de journée que personne ne l’aime façonne un avenir de rejet et de solitude. Ou encore, celui qui désespéré de ne pas bien gagner sa vie éloigné par ses pensées de pauvreté la prospérité qui pourrait pourtant entrer dans sa vie

D’où l’injonction généralisée  en pensée positive, à privilégier dans notre esprit le bon côté des choses, c’est-à-dire une vision optimiste de la réalité  car on finit par récolter ce que l’on a sème

N’oublions pas que la pensée est illimitée. Dans ce travail de visualisation, l’imagination doit être secondée par des formules d’autosuggestion. C’est en cela que la pensée positive s’apparente à une discipline mentale. Elle requiert un entraînement

Mes zones d’ombres. Il y a un prix à payer  lorsqu’on adhère à la loi d’attraction. En nous procurant un fabuleux pouvoir sur notre existence  elle nous amène assurément à ressentir de la culpabilité lorsque les choses ne tournent pas aussi bien qu’espérer. Si quelque chose se passe mal, c’est de notre faute car notre pensée n’a pas été assez positive. La pensée positive et la loi d’attraction n’ont ainsi pas que des côtes bénéfiques sur le plan psychologique. Sans doute est-ce pour cette raison que les psychologues nourrissent une certaine méfiance à leur encontre. Le problème majeur, avec la pensée positive, ne serait pas que nous n’obtenions pas ce que nous souhaitons, mais justement que nous obtenions ce que nous souhaitons, mais pas exactement de la façon dont nous le souhaitions.

Là où la loi d’attraction nous invite à visualiser notre partenaire idéal et à nous répéter des formulations positives pour l’amener jusqu’à nous, la psychologie positive nous rappelle que l’essentiel, dans la vie à deux, n’est pas tant de trouver un  bon partenaire que d’être soi-même un bon partenaire. Et pour cela, il est essentiel de nourrir et soigner la relation, pas seulement en pensée, mais surtout en action, par exemple en exprimant plus souvent les aspects positifs et plaisants du partenaire que les critiques et les reproches

L’adaptation : notre cerveau est conçu  pour s’adapter à ce qui arrive, si bien qu’après quelques temps, les nouvelles circonstances sont assimilées et deviennent la nouvelle normalité

La logique du don est celle de l’abondance et du partage, l’inverse de celle du manque et de l’accumulation de richesses

La première chose à faire pour améliorer la qualité de sa vie quotidienne, c’est donc de s’inventer des activités qui soient vécues de façon aussi gratifiante que possible. Cela paraît simple, mais les habitudes et la pression sociale engendrent une telle inertie que les gens ne savent même plus distinguer ce qu’ils aiment faire de ce qui les fatigue et les déprime

Les moments de flux peuvent se déclencher dans toutes sortes de situations, pour autant qu’un défi soit au rdv et que de la concentration soit nécessaire. Ils surviennent lorsque nous nous engageons  dans nos passetemps favoris, bien sûr, mais aussi lors de nos activités professionnelles, du moment qu’elles sont suffisamment captivantes pour éviter l’ennui et pas exagérément pressantes pour échapper au stress et a l’anxiété.

S’efforcer de voir du positif partout ne présente au final qu’un intérêt réduit en ce qui touche au bonheur. Ce qui importe vraiment, nous dit la psychologie positive, c’est ce que l’on se dit en cas d’échec et de déconvenues. Ce n’est pas la pensée positive, mais bien la pensée « non négative » qui fait la différence…

Là où la pensée positive nous promet le succès  c’est à dire l’obtention de ce qui nous manque, la psychologie positive nous invite à apprécier ce que nous avons et ce dont nous jouissons déjà, ce qui constitue l’essence du bonheur

Notre cerveau dispose de centaines de milliards de neurones qui sont spécialisés dans le traitement de l’information. Lorsqu’il n’a pas de tâche captivante à exécuter, en plus de toutes les fonctions automatiques de suivi, il a tendance à cogiter à vide, c’est-à-dire se faire du souci et à ressasser les problèmes auxquels il est confronté

Il se trouve que les visualisations et les autosuggestions sont un excellent exercice de concentration.

Le bonheur résulte de la sélection volontaire de l’attention à des éléments plutôt agréables et de l’interprétation positive de ce qui arrive. Autrement dit, est heureux celui qui, d’une part, sait diriger son attention sur ce qui est beau et constructif plutôt que de la focaliser sur ce qui est problématique et dramatique et, d’autre part, a pris l’habitude de donner des interprétations positives aux événements rencontrés.

3. Points importants

Le secret du bonheur se cache dans un état d’esprit, une conscience particulière du quotidien, assortie d’agissements et de comportements spécifiques qui servent de dynamisant. Et c’est bien l’action en elle-même et le plaisir de l’effectuer – et non pas son résultat – qui compte le plus dans cette quête. Comme le rappelle le slogan des jeux olympiques, la participation impose davantage que la victoire !

4. Comment je la pratique

Les stratégies de bonheur.  Ces comportements,  car il s’agit non seulement de prises de conscience, mais aussi de pratiques, s’articulent autour de quatre grands thèmes : la gratitude, la générosité, les plaisirs du quotidien et l’optimisme.

5. Comment j’ai pu l’intégrer dans ma philosophie de vie

En ce qui  concerne le bonheur, la pratique de la gratitude est plus favorable que les visualisations positives. Le slogan de la psychologie positive pourrait donc être: remercier plutôt que demander

Conclusion :

« le sage ne s’affiche pas de ce qu’il ne possède pas, mais se réjouit de ce qu’il possède »

Philosophe Épicurien