Fiche de lecture « Conditionnement, apprentissage et comportement humain »

Conditionnement, apprentissage et comportement humain

Descriptif :

La thématique de l’apprentissage et des conditionnements est au cœur du cursus de psychologie. Mais qu’est-ce que l’apprentissage ? Et que recouvre le terme de conditionnement ?
Cet ouvrage clair et pédagogique explicite tout d’abord les principaux apports des auteurs historiques du domaine avant de présenter les conditionnements pavlovien et opérant. Il dresse ensuite un panorama exhaustif des différentes théories de l’apprentissage et des principales applications dans le champ des psychothérapies, de l’éducation et de la cognition.

1. Ce que j’ai retenu

L’apprentissage pourrait être défini comme « le processus ou l’ensemble des processus qui sous-tend dans les modifications de comportement survenant à la suite de l’expérience ou du contact avec l’environnement »

Malcuit

2. Les extraits de mes notes

Au-delà des écoles comportementales et cognitives, nombre de chercheurs s’accordent sur le fait que le développement fait référence à ce qui est global alors que l’apprentissage fait référence à ce qui est local

L’apprentissage non associatif est défini comme un changement relativement permanent dans l’intensité d’une réponse à un stimulus, à la suite de la présentation répéter de ce stimulus.

L’habituation est une baisse de l’intensité d’une réponse provoquée par un stimulus particulier à la suite de la présentation répéter de ce stimulus.

La sensibilisation est la baisse du seuil absolu de déclenchement d’une réponse en conséquence de la présentation répété d’un stimulus ou dans la présentation d’un autre stimulus

Le conditionnement opérant est un autre processus fondamental de l’apprentissage

Une contingence est une relation de dépendance, que l’on exprime parfois sur la forme d’un si-alors

Être en mesure d’identifier les renforçateurs permet de comprendre comment le conditionnement opérant rend possible l’arrangement des réponses en de nouvelles combinaisons. Ces combinaisons quant à elles permettent l’apparition de comportement nouveau

Certains comportements produisent leur propre renforcement indépendamment d’une médiation sociale. Les comportements ou réponses qui fonctionnent comme des renforcements automatiques ont souvent la forme de conséquences sensorielles comme les sons, les odeurs, les goûts, le toucher, le mouvement

Les comportements persistant, sans but identifié, des autostimulations (par exemple les balancements) peuvent produire des stimulations sensorielles qui fonctionnent comme des renforcements automatiques. On comprend alors que le renforcement automatique peut-être à l’origine du maintien des comportements d’automutilation chez les patients et des pathologies psychiatriques ou simplement de mouvements stéréotypés répétitifs chez les personnes de tout venant (par exemple se ronger les ongles, tortiller ses cheveux entre ses doigts, jouer avec ses bijoux)

Le façonnage consiste à renforcer de façon différentielle et successive les comportements se rapprochant de plus en plus d’un comportement désiré (Par exemple l’apprentissage de tenir sa cuillère puis de la plonger dans la purée et enfin de la mettre dans la bouche)

Le programme de l’autocontrôle est une variante des programmes de renforcement concurrent à essais discrets. Dans ce type de programme, le choix du plus petit agent renforçateur disponible rapidement est appelé impulsif alors que le choix de l’autre composants du programme est appelé autocontrôle.

La  connaissance : il s’agit de savoir à propos de choses.

Les capacités : il s’agit de savoir comment faire des choses, capable de trouver le nom des 8 planètes du système solaire si vous ne vous en souvenez pas,  vous êtes capable de battre des œufs et d’en faire une omelette.

L’idée principale de Bandura est que le sujet acquiert des comportements par l’observation des comportements d’autrui, suivi de limitation de ceux-ci. Cette idée d’apprentissage par observation est étayée par de nombreuses expériences qu’il a réalisées

Le processus de modelage inclurait plusieurs étapes

  • attention.
  • rétention.
  • reproduction.
  • motivation.

Pour répondre aux besoins des familles dont les enfants présentent des comportements opposants et défiants, les cliniciens peuvent mettre en œuvre des programmes psychoéducatifs.

Le programme insiste particulièrement sur l’attention  paradoxal porter aux comportements des enfants, les parents ayant tendance à prêter attention aux conduites inappropriées des enfants au détriment de leurs conduites appropriées.

Les thérapeutes se référant à la psychologie comportementale considèrent que le comportement fait référence aux réponses externes et internes ou couverte comme les émotions et les verbalisations. Ces dernières doit être clairement spécifié. Les techniques utilisées en thérapie comportementale sont fondées sur les processus dans les conditions opéra et Pavlovien

Les thérapies cognitives puissent leurs références dans la psychologie cognitive qui s’intéresse spécialement au processus de pensée et à leur produit. Si elles reprennent les postulats des thérapies comportementales, les diverses approches en thérapie cognitive mettre l’accent sur les processus de pensée et partagés des considérations

Les schémas. Tout comme la perception, l’attention et la mémoire, les schémas sont conçus comme des composants de la cognition. Ils seraient l’intermédiaire entre le stimulus et la réponse

Les schémas seraient acquis au cours du développement du sujet par ses interactions avec l’environnement, en fonction des contraintes génétique. Maintenu dans la mémoire à long terme de sujet, ils consistent en un ensemble de connaissance sur le monde. Ils peuvent s’activer lors d’événements similaire à ceux présents lors de leur établissement, par le biais des émotions. Le traitement de l’information est réalisé en fonction de ses schémas : les éléments en concordance avec le schéma sont retenus alors que ceux qui ne le sont pas sont exclus

Dès ses premiers écrits, Skinner s’est interrogé sur les applications potentielles des principes du conditionnement et de l’apprentissage en éducation. En effet, l’école n’est-elle pas le lieu principal des apprentissages ? Pour Skinner, il faut « un système d’éducation qui fasse front aux exigences du présent sans sacrifier les principes démocratiques ». À partir des mécanismes d’apprentissage, Skinner constate le manque de programmes qui acheminent progressivement l’élève vers le comportement désiré (voir façonnage) et la rareté relative des renforcements. Il note également qu’on relève nettement plus de punitions que de renforcements positifs et remarque : « nous ajouterons pas sans sourire que punir l’élève pour ne point penser n’est pas le meilleur, ni le seul moyen de lui apprendre à penser ». Il faut, selon Skinner, une révolution scientifique de l’enseignement reprenant les 2 points évoqués ci-dessous, progressivité et renforcement, permettant en enseignement efficace, simplifié et présentant des méthodes améliorées. Si d’un point de vue technique, enseigner équivaut à moduler les conditions de renforcement dans lesquelles les élèves apprennent – puisqu’on montre scientifiquement que certaines sont plus efficace que d’autres – Skinner met également l’accent sur l’importance de la bienveillance et de l’attention du maître en tant que renforcement et de l’immédiateté du renforçateur après la réponse souhaitée.

3. Points importants

Les espèces parvenant à apprendre peuvent s’adapter à des changements de leur environnement et sont même parfois en mesure de changer leur environnement à partir duquel elles ont appris

Intuitivement, on comprend que l’apprentissage et le développement sont intimement liés

4. Complément d’information

J’ai eu envie de faire cette lecture plus poussée pour mieux comprendre le comportement humain et accompagner au mieux mes enfants

5. Comment je la pratique

L’observation et la base de tout accompagnement car c’est comme ça qu’un enfant apprend à grandir

Pour savoir quel levier actionner, le fait d’observer et comprendre le fonctionnement et le langage d’autrui, permet une meilleure adéquation

6. Comment j’ai pu l’intégrer dans ma philosophie de vie

Les enfants nous apportent tellement comme miroir tout comme les animaux

Il suffit de les observer et se permettre de prendre du recul pour avoir les premières bases de notre analyse pour s’éveiller et grandir en revenant soir

Conclusion :

« L’apprentissage se traduit par un changement relativement permanent dans notre capacité à effectuer, changement dû à des types particuliers d’expériences »

Lieberman

Fiche de lecture « Coaching outils et pratiques »

Coaching outils et pratiques

Descriptif :

Le coaching, qui vise à développer les compétences des individus et des équipes, fait figure, de plus en plus, de  » must  » dans les entreprises. Un succès qui ne va pas sans susciter des interrogations, des réserves, voire une certaine suspicion. D’où l’intérêt de ce petit livre, qui va droit au concret. Qu’en est-il des pratiques actuelles en entreprise ? Comment sont-elles appréciées ? Qui sont les coachs, quels outils, techniques, méthodes utilisent-ils ? Quelle est leur déontologie ? Comment préparer un coaching, puis l’évaluer ? Comment se forme-t-on au coaching ? Dans cette 3e édition qui prend en compte les évolutions du coaching, liées notamment à l’introduction de nouveaux outils, deux connaisseurs du domaine nous apportent tous les repères nécessaires.

1. Ce que j’ai retenu

Le coach est, en quelque sorte, l’héritier de la maïeutique de Socrate, dont l’objectif était d’aider l’individu à trouver sa propre vérité

2. Les extraits de mes notes

Néanmoins le point de départ demeure identique dans tous les cas : il réside dans l’instauration d’une relation de confiance entre le coach et le coaché, laquelle s’inscrit dans le cadre d’une méthode non directive consistant à aider l’autre à lever ses inhibitions ou à exprimer son potentiel.

Tout coach s’efforce d’accompagner le coaché dans la clarification de ses relations à autrui, de manière à lui permettre d’assumer ses propres décisions et de devenir autonome.

Le coach pose des questions et écoute, avec pour ligne directive la conviction que la seule connaissance utile est celle que l’on découvre soi même il sait que l’effet de sa parole est bien moindre que celui de la pensée créative du coaché qu’il doit susciter.

En définitive, son rôle est d’accompagner l’individu dans son changement d’une situation à une autre.

3. Points importants

Les approches varient selon l’origine professionnelle du coach et sa sensibilité théorique.

Le coaching est au carrefour de la psychologie, de la sociologie et de la théorie des organisations

4. Complément d’information

Il est important de savoir d’où vient le métier que nous pratiquons, j’entends par là, son origine

Si vous savez d’où vous venez, vous savez où vous allez

5. Comment je la pratique

J’ai pris le parti de faire de la maïeutique de Socrate, donc de converser avec les personnes que j’accompagne en toute simplicité

Les résultats sont là comme pour beaucoup de métier dans lequel le langage se créé sans que cela soit de la « thérapie » et la solution vient à nous

6. Comment j’ai pu l’intégrer dans ma philosophie de vie

L’apprentissage du langage de chacun permet de construire les fondations d’une relation

Il est primordial de savoir qui nous sommes et avec qui nous communiquons

C’est naturellement que je pratique l’art de la conversation avec autrui autant qu’avec moi même

Conclusion :

Accompagner ce n’est pas porter, ni mener, c’est marcher à côté

Fiche de lecture « coaching d’organisation »

Coaching-d-organisation

Descriptif :

Les entreprises affrontent des changements de plus en plus rapides et brutaux, et leur demande d’accompagnement pour y faire face va en s’accroissant. Le coaching d’organisation, qui vise à développer la capacité de l’entreprise à inventer par elle-même ses propres solutions, est une forme récente d’intervention en pleine expansion.
Tous les aspects de ce métier sont traités ici : compétences requises, outils, techniques et perspectives. La 2e édition développe les notions d’intelligence collective et de « coaching d’organisation court ». La description détaillée d’une intervention typique renforce l’orientation très concrète de l’ouvrage. Issu de l’expérience de terrain de deux grands professionnels, il sera d’un recours utile aussi bien aux acteurs et futurs acteurs de ce type d’intervention qu’à l’ensemble des équipes confrontées aux transformations du monde industriel.

1. Ce que j’ai retenu

« le chaos est rempli d’espoir parce qu’il annonce une renaissance »

Coline Serreau

2. Les extraits de mes notes

La culture d’entreprise est souvent définie comme un ensemble de valeurs partagées, que celles-ci soient explicites ou implicites

Seules les cultures qui permettent de prévoir et de s’adapter au changement sont corrélées avec la performance

La cohérence produite par la culture est source de productivité dans l’action et contribue donc à la performance

Les plus récentes conceptualisations de la culture envisagent celle-ci comme un processus visant à :

  • Faciliter l’interaction sociale en la rendant prévisible et efficace
  • Fournir un réservoir d’identité, donc de légitimité

Tout comme l’intelligence individuelle l’intelligence collective ne peut se déployer que si plusieurs préalables sont satisfaits :

  • Un système évolué de valeurs et de comportements collectifs, isomorphe du « développement personnel »
  • La capacité permanente à s’observer, analyser les processus et les améliorer, c’est-à-dire une « capacité méta »
  • Une technologie collaborative permettant la mise en œuvre effective du partage.

Le principe en est le suivant : l’attitude « préserver », qui vise à maintenir le système en l’état actuel et à en améliorer le fonctionnement se décompose en modes de fonctionnements qui ont été identifiés comme étant : la présence, la contribution, le feedback, l’écoute et le respect. L’attitude « transformer » qui vise au contraire à faire évoluer le système vers un autre état stable se décompose en modes de fonctionnements qui ont été identifiés comme étant : la fraîcheur, la métaposition, l’audace, l’humilité, l’explication

L’intervenant externe, comme en coaching individuel ou d’équipe, agit comme un miroir révélateur des fonctionnements peu apparents de l’organisation et pose des questions pour éviter l’ornière du conseil

Les consultants ont développé diverses approches pragmatiques du changement dans les entreprises. On peut distinguer deux grands courants : le développement des organisations (OD), qui a pour fondement conceptuel le comportementalisme, et l’approche managériale qui repose sur la régulation et le contrôle

L’objet du DO est de conduire le changement en agissant sur les quatre sous-systèmes (objectif, structure, technologie et culture) par des modifications des comportements individuels et collectifs, en particulier la coopération, la communication, la confiance et la responsabilité

Cependant la demande est le plus souvent issue d’un projet stratégique, d’un projet de transformation structurelle (réorganisation, fusion, acquisition) ou d’une décision de changer de culture d’entreprise

Une « demande bien cadrée, contrôle la complexité » est néfaste car une clé pour réussir un coaching d’organisation consiste à vibrez avec la complexité. Il est donc important d’accueillir la demande initiale comme une « sorte d’ébauche » de la complexité du coaching, un tremplin vers de futures mutations

En tant que système humain, toute organisation s’organise autour de quatre forces représentant quatre « clans » :

  • Top : qui se sentent en permanence critiqués, se trouvent en position de grand écart : porter toute la responsabilité de la transformation tout en voulant contrôler la complexité qu’ils ressentent comme immaitrisable
  • Bottom : se sentent oppressés par les injonctions d’exécuter, formulés – selon eux – sans égard et sans discussion possible
  • Middle : se sentent fatigués, perdus et tiraillés entre les multiples demandes contradictoires
  • Clients : se trouvent en face d’un système qui ne répond pas à leurs aspirations

3. Points importants

Lors d’un coaching d’organisation, le décodage du mécanisme est essentiel, notamment quand il s’agit de mettre en place un comité de pilotage, un projet ou un groupe de pilote. Identifier les groupes des insiders et outsiders permet de les intégrer dès le début dans le processus, ce qui évite que l’un de ces groupes s’y oppose – directement ou indirectement – lors des accompagnements

Bien sûr la crise engendre un moment de stagnation, voire de régression mais elle est aussi le moment privilégié pour consentir à renoncer car le renoncement créatif ouvre la porte vers l’univers de l’innovation et de la transformation

4. Complément d’information

Dans la pratique, le coach d’organisation distinguera quatre niveaux de demande véritable :

  1. connaitre, se connaitre, se rassembler, assembler
  2. analyser, comprendre
  3. créer, construire, concevoir, prévoir
  4. exécuter, mettre en œuvre, déployer

5. Comment je la pratique

« Un escalier se balaye en commençant par la marche la plus haute »

Le principal est de comprendre la culture du chef d’entreprise car ceux sont ces valeurs qu’il transmet et qui fait l’âme de l’entreprise

Comprendre qui est cette personne, permet de comprendre les rouages de l’organisation

Il suffit de changer un engrenage pour que le reste suive

6. Comment j’ai pu l’intégrer dans ma philosophie de vie

Tout comme la fièvre pour le corps humain, l’insatisfaction et l’expression des émotions ont un rôle à jouer

L’image du grain de sable est parfaite pour décrire ce que tout organisme vit tout au long de sa vie.

« Un grain de sable rentre dans une huitre, cela devrait la perturber. Au contraire, elle l’intègre à son système et la transforme… en perle »

Conclusion :

Tout comme les organisations ressemblent de plus en plus aux organismes vivants, régis par les lois du vivant, le coaching d’organisation permettra la mobilisation de l’énergie pour entrer dans un « chaos créatif, collectif et transformateur »

Fiche de lecture « Clés et solutions en thérapie brève»

Clés et solutions en thérapie brève

Descriptif :

Ce livre présente une approche innovante et élégante de la thérapie brève, en s’appuyant sur la théorie des systèmes, le travail de Milton Erickson et les nombreuses années d’expérience pratique de l’auteur dans son travail avec les familles.

Pour Steve de Shazer, les clients veulent coopérer avec le thérapeute, et c’est le travail de celui-ci que de découvrir le mode de coopération de ses clients et de trouver ensuite une clé ou une approche thérapeutique qui va résoudre rapidement le problème.

Ce point de vue annonce la mort de la « résistance » en tant que phénomène thérapeutique. Les passe-partout de Steve de Shazer ou ses interventions standard sont illustrées par de nombreux exemples cliniques tout au long du livre.

Pour tous les thérapeutes qui ont constaté que revenir sans fin sur l’analyse des problèmes risque de ne conduire qu’à  » plus de la même chose  » alors que se centrer sur les solutions fait s’ouvrir les portes, ce livre offre un point de vue stimulant au plan théorique et utile au plan clinique.

1. Ce que j’ai retenu

La clef de la thérapie brève se trouve là : utiliser ce que le client amène pour répondre à ses besoins d’une manière telle qu’il puisse se construire la vie qui lui convient

2. Les extraits de mes notes

Pour choisir une intervention qui convienne de manière efficace, il n’est pas nécessaire d’avoir une connaissance détaillée de ce dont se plaint le client. Il n’est même pas nécessaire, pour proposer une solution, d’être capable de définir avec rigueur ce qui entretient le « symptôme »

La seule chose nécessaire est que la personne qui se trouve dans une situation problématique fasse quelque chose de différent, même si ce comportement parait irrationnel, assurément hors de propos, manifestement bizarre, ou amusant

L’œil droit perçoit les choses à sa manière, pendant que l’œil gauche, en même temps, les perçoit différemment. La différence de point de vue qui existe entre les deux yeux apporte un plus, celui de la perception de la profondeur.

La façon dont le changement croît est semblable à la façon dont une erreur minime peut avoir des conséquences énormes

N’importe quel « fait » concret peut avoir de nombreuses définitions différentes qui toutes impliquent différents cadres de référence

La thérapie, par ses recadrages, procure une espèce de miroir qui peut aider les gens à percevoir les choses autrement et du coup à se comporter différemment. Bien que deux étiquettes (ou davantage) puissent s’appliquer à une même situation, toutes les étiquettes ne sont pas équivalentes.

L’espoir d’un changement ou l’émergence dans le présent d’un futur différent semble être une clé passe-partout permettant d’ouvrir les portes menant aux solutions

Différents postulats :

  • Parmi les plaintes des clients, il y a des comportements qui sont induits par l’image qu’ils se font du monde
  • Ce qui fait que les plaintes des clients perdurent, c’est leur idée que ce qu’ils ont décidé de faire par rapport à la difficulté de départ était logiquement la seule chose à faire. A partir de là, les clients se comportent comme s’ils étaient contraints de faire plus de la même chose, cela à cause de l’autre partie de la proposition soit/soit qui a été rejetée ou interdite
  • Des changements minimaux sont nécessaires pour mettre en route le processus de résolutions de plaintes et, une fois que le changement a commencé (ce qui constitue la tâche du thérapeute), d’autres changements créés par le client surviendront par « effet boule de neige »
  • L’idée de ce qu’il faut changer se forme à partir de l’idée que se fait le client de ce que serait la réalité si la plainte en question n’existait pas
  • On peut se contenter de suggérer de nouvelles façons de voit, et un nouveau comportement s’appuyant sur n’importe quelle redéfinition du problème peut permettre au client de trouver une solution
  • En thérapie brève on veille à accorder une attention toute particulière au concept systémique de « globalité » (holisme) : un changement survenant au niveau d’un élément d’un système ou au niveau d’une des relations entre différents éléments de ce système, affectera les autres éléments et les relations qui, ensemble, forment ce système

3. Points importants

« comment est ce que ça sera pour vous et votre entourage quand le problème sera résolu » cette question est même devenue habituelle dès le premier entretien. Ce qui semble important, c’est qu’une fois que le client a été en contact avec une image de réussite (sa vie une fois le problème résolu), il peut spontanément se comporter différemment, de telle sorte que cette vision de l’avenir (ou tout autre forme aussi satisfaisante du futur) puisse devenir réalité. Etant donné qu’en ce qui concerne les êtres humains, il est si difficile de prédire l’avenir sans se tromper, il est préférable pour le thérapeute et son client de prévoir plusieurs manières de savoir que le problème est résolu

Il était donc particulièrement important de pointer que les échecs dont partie de la route qui mène au succès

Au cours de la phase de questionnement d’une séance, le thérapeute doit impérativement écouter ses clients, parce que ceux-ci lui fourniront des indices indispensables à la résolution du problème. Chaque client porte en lui la clé débouchant sur la solution : le thérapeute doit savoir chercher

On pourrait ici proposer une règle simple : étant donné que le client vient voir le thérapeute pour changer quelque chose, celui-ci peut adopter une position extrêmement utile qui consiste à se dire que le changement est inévitable et que par conséquence il est en droit de formuler ses questions concernant le changement en termes de « quand » plutôt que de « si »

Etant donné que les clients tendent à s’intéresser davantage à comment les choses commencent plutôt qu’à comment elles se terminent

4. Complément d’information

C’est une des origines de ma formation en Coaching Orienté Solution.

Modèle systémique : ne cherche pas à comprendre ; pluridisciplinaire (individu est un symptôme du système par rapport à la communication) ; observateur par son positionnement

Dans une approche thérapeutique orientée solution, ce sont les objectifs qui comptent. Sans objectifs, thérapeutes et clients sont incapables de déterminer quand la thérapie a réussi ou échoué. D’où la règle toute simple : les thérapeutes ont besoin de savoir ce qu’il ne faut pas faire, et ce que les clients ont déjà tenté en représente généralement le meilleur exemple.

Le concept holisme, la « théorie des systèmes », « chaque partie d’un système est tellement reliée à toutes ses autres parties qu’un changement survenant dans une des parties entrainera un changement pour chacune d’entre elles ainsi qu’un changement dans le système global »

On peut provoquer un changement dans un système thérapeutique en partant de n’importe quel point du système

5. Comment je la pratique

Simplement l’intervention thérapeutique doit pouvoir convenir à telle ou telle situation, de la même manière qu’un passe-partout est conçue pour être utilisé sur des serrures variées, sans se préoccuper de leurs particularités de type ou de forme

Clés passe partout :

  • « Ecrire, lire et brûler »
  • « Faites quelque chose de différent »
  •  « prêtez attention à ce que vous faites quand vous parvenez à surmonter votre problème »

6. Comment j’ai pu l’intégrer dans ma philosophie de vie

Voici une liste d’éléments clés de la simplicité déconcertante de la méthode :

  • L’effet boule de neige ou le concept d’holisme
    • nous montrent un peu comment une petite différence
    • peut se transformer en différence importante.
  • Le concept de « convenance » permet
    • au thérapeute de construire,
    • avec le client,
    • une solution qui utilise les outils les plus simples possibles

Conclusion :

« Une clé convient si elle parvient à ouvrir la serrure. Il s’agit là d’une propriété de la clé, et non pas de la serrure. Remercions les voleurs professionnels, car grâce à eux nous ne savons que trop bien qu’il existe de nombreuses clés, dont la forme est très différente de la nôtre, amis qui, néanmoins, ouvrent les serrures de nos portes »

Fiche de lecture « Changer »

Changer

Descriptif :

Qu’est-ce que le changement en thérapie brève? Comment le provoquer, comment le mesurer ? Sur quels points s’appuyer, quels écueils éviter ? Bref, quand et comment les gens changent-ils, évoluent-ils vers le mieux-être et le mieux-vivre ? Autant de questions pratiques qui sont à l’origine de ce livre. Loin d’exposer une théorie fixe et dogmatique, dont il conseille d’ailleurs de se méfier, Bill O’Hanlon présente ici, au travers de cas cliniques tirés de sa propre pratique ou des écrits de Milton Erickson, un large éventail de méthodes, de clés et de conseils. À la fois recueil d’expériences thérapeutiques et véritable boîte à outils; Changer propose, dans un style clair, sans jargon et non dénué d’humour, le fruit de trente ans d’expérience professionnelle

1. Ce que j’ai retenu

« nous sortons de l’enfance porteurs de blessures. Avec le temps, nous pouvons transformer notre passif en dons. Les défauts qui grèvent notre psyché peuvent devenir sources de beauté chez un homme ou une femme. Nos plaies nous invitent à endosser la plus humaine des vocations : nous soigner et soigner les autres »

Sam Keen

2. Les extraits de mes notes

Parfois, les gens sont plus motivés par leurs blessures que par leurs bonheurs (du passé)

Un certain nombre de recherches ont démontré qu’écrire 15 à 20 minutes par jour pendant 4 jours d’affilée peut aider à diminuer voire à résoudre, une souffrance post-traumatique

Il existe plusieurs motivations

  • Motivation passée négative
  • Motivation passée positive
  • Motivation négative au présent
  • Motivation positive au présent
  • Motivation future négative
  • Motivation future positive

Créer la motivation

  1. Identifiez la situation ou le comportement que le client souhaiterait changer
  2. Trouver quelque chose à propos de cette situation ou de ce comportement que le client considérait comme plaisant et désirable ou odieux et non désiré
  3. Faites en sorte que la famille et les amis du client amènent ou expliquent les conséquences souhaitables ou indésirables, selon la façon le client aimerait aborder le changement

Méthodes pour accomplir le changement

  • De petites actions
  • Petits changements de point de vue ou de cible
  • Engagements de courte durée
  • Lier les petites étapes à la motivation

Le karma de vie : remettre en cause et changer des schémas plus vastes

Il existe des recherches montrant que, contrairement à l’idée qui prévaut de nos jours et qui veut que le stress ou une crise a pour conséquence inévitable des problèmes de stress post-traumatique, une période de stress peut parfois déboucher sur un développement positif

Les situations ne sont pas statiques et peuvent évoluer

Ne pas faire, tout simplement : la « plénitude de l’esprit », dérivée de la pratique de la méditation bouddhiste consistant à ne porter attention qu’à ses pensées, sentiments et expériences en pratique, on ne réagit pas, on ne juge pas, on n’essaie pas de changer quoi que ce soit. Mais, au mieux, on devient conscient de ses sentiments, pensées, sensations et comportement

Les étapes pour changer des schémas de vie persistants et handicapants :

  1. Notez les résultats que vous ne voulez pas voir se reproduire
  2. Cherchez et remarquez les actions, sentiments ou idées sous-jacents dans cette situation problématique récurrente. Si vous le pouvez, identifiez quelles sont les conséquences ou sentiments que vous essayez d’éviter en réagissant comme vous le faites. Souvent, les solutions que nous tentons d’apporter pour résoudre un problème deviennent un problème
  3. Faites quelque chose qui diffère de vos actions habituelles, testez d’autres réactions ou schémas
  4. Continuez jusqu’à ce que vous rompiez le schéma automatique ou arrêtiez de subir les conséquences non désirées

3. Points importants

Une des façons de penser le changement est de considérer le problème non pas comme une entité figée mais plutôt comme un schéma. Un schéma peut être modifié à n’importe quel point du processus

C’est un peu comme les sables mouvants. Plus vous combattez, plus vite vous vous enfoncez. Si vous vous détendez un peu et arrêtez de lutter, vous avez une chance de vous sortir de ces sables mouvants

4. Complément d’information

« Le grand plaisirs de la vie est de faire ce que d’autres gens disent que vous ne pouvez pas faire. »

Dennis Bagehot

Ce ne sont pas les espèces les plus fortes qui survivent, ni les plus intelligentes, mais celle qui s’adaptent au changement. Charles Darwin

5. Comment je la pratique

Trouver, souligner et développer les schémas pouvant apporter la solution : remarquer des aspects du problème qui ne sont justement pas problématiques et les amplifier

Importer d’un autre contexte à un schéma de compétence et le substituer au schéma du problème

Recadrage : il s’agit de changer le cadre de référence autour d’un ensemble de faits qui reste le même

Rompre le « pilote automatique ». Faire le lien entre le schéma problématique et un autre élément

6. Comment j’ai pu l’intégrer dans ma philosophie de vie

L’huitre nous apprend une belle histoire, à l’instar du sable mouvant : d’un grain de sable, elle créé une belle perle

Chercher le déséquilibre, le point de bascule et prendre du recul pour apprivoiser le grain de sable qui nous permet de trouver un nouvel équilibre

Conclusion :

« j’aime ceux qui évoluent pour rester eux-mêmes »

Benoît Brecht

Fiche de lecture « Ces écoles qui rendent nos enfants heureux »

Ces écoles qui rendent nos enfants heureux

Descriptif :

Un changement est en cours dans le monde de l’éducation. En présentant différents exemples d’écoles alternatives en Europe et dans le monde, Antonella Verdiani cherche à aider à relier les acteurs de ce changement, pour connaître et faire découvrir leurs approches et convergences, afin de proposer à toute personne qui s’intéresse aux questions d’éducation des modèles alternatifs, positifs, qui ont fait leurs preuve.

1. Ce que j’ai retenu

« Accompagner, c’est célébrer, c’est manifester l’incroyable splendeur qu’est chacun(e) ».

Marie Milis

2. Les extraits de mes notes

Capacité de rêver

Nous nous devons de redonner à l’éducation son rôle d’éveil.

« La technique importe autant que la passion le jour viendra où elles ne feront qu’un. Tout ce que tu apprends maintenant viendra à ton service un jour : tu as la passion, c’est ton trésor. »

J’ai un jour réalisé que danser était ma façon de manifester la joie de vivre et qu’il y a mille façons de célébrer la vie car m’a joie est toujours là, indépendante et paradoxalement libre de tout.

Si nous continuons de perpétuer (même passivement) des pratiques semblables, nous devenons complices d’un système qui tue ce qu’il y a de plus noble dans les êtres humains : la capacité de rêver, de se projeter dans la vie.

Banale non seulement parce que leur opinions n’est pas prise en côté, mais surtout parce que les enfants doivent de plier aux projections que les adultes font sur eux (souvent issues de leurs frustrations), au nom d’une norme qui fait passer la raison avant la passion.

« Chacun de nous, en sa prime jeunesse, sait quelle est sa Légende personnelle, nous dit le personnage de L’Alchimiste, l’accomplir est la seule et unique obligation des hommes » sauf que nous l’oublions souvent.

Étymologiquement, le mot réussir, dérive du latin exire qui veut dire « sortir de nouveau », un peu comme renaître à soi-même avec des nouveaux atouts, une nouvelle peau. Ainsi conçue, la réussite exprimerait donc parfaitement le rôle initiatique de l’éducation et de l’école qui, selon une telle vision, serait entre autres d’amener les êtres à naître une deuxième fois, en devenant des individus à part entière.

L’éducateur Ettore Gelpi affirme « Le droit d’être soi-même (langue, culture, poésie, luttes sociales, choux de sa propre joie et de son propre plaisir, …) est un aspect important de l’identité individuelle et collective. »

Une des significations du mot éduquer est « tirer hors de » : nous pourrions ainsi imaginer que  lorsqu’on éduque, la partie la plus généreuse des individus est soustraite à l’ombre pour être révélée en pleine lumière et ainsi contribuer à leur épanouissement. Ce faisant, on rendrait à l’éducation sa propre fonction originelle qui est maïeutique car, comme ma déesse grecque Maïa, elle nous aiderait à enfanter de nous-même et à faire émerger ce qui me semble manquer le plus en ce moment de l’histoire de l’humanité, la joie de vivre.

Éduquer pour cette vison,  en accompagnant les êtres dans un chemin d’évolution qui ne peut pas faire l’économie de la connaissance de soi, pour celui qui éduque autant que pour celui qui est éduqué, tel est l’enjeu politique, au sens le plus noble du terme, de l’éducation transmise dans les écoles où il fait bon vivre

L’art comme connaissance de soi

Les principaux modèles d’écoles

  • Montessori
  • Reggio
  • Steiner
  • Freinet

3. Points importants

« L’émotion est le moteur du changement, et la joie son essence »

Olivier Lockert

Chacun de nous recèle un don, un talent inné qui, s’il est respecté et honoré, nous transformera en un être humain heureux, en contact avec sa joie de vivre, en accord avec soi-même et avec les autres. L’éducation a le devoir de reconnaître ce trésor, de le relever et d’aider tout individu à le développer : l’enjeu n’est rien d’autre que l’accomplissement d’un monde de paix

4. Complément d’information

Ce qui ressort des différentes écoles, c’est qu’il n’y a pas une comme les autres. Chacune prend son envol et propose un modèle pour d’autres

Les valeurs de bases communes sont :

  • L’autonomie, l’épanouissement et le bien-être de l’enfant
  • l’environnement et de l’écologie
  • équilibre entre activités cognitives, artistique et techniques
  • éduquer de façon inclusive et chacun à son rythme
  • Travail collectif  et individuel
  • Comment je la pratique

5. Comment je la pratique

A l’heure d’aujourd’hui, je m’efforce de connaitre les manières d’apprendre et les connections qui existe entre toutes ces écoles et disciplines

Lors du confinement, j’ai pu exercer mon rôle de miroir auprès de mes enfants et leur laisser la liberté de choisir comment apprendre et devenir qui ils sont !

Le respect et la guidance sont les principes de bases

Nous apprenons bien avec le jeu et la confiance d’autrui, chaque jour je m’applique à cela ; également à voir les parties dites sombres pour mieux éclairer ce que j’ai à apprendre

6. Comment j’ai pu l’intégrer dans ma philosophie de vie

« Apprendre à apprendre » voilà ce que j’œuvre avec mon projet.

Le but est que chacun se connaisse et puisse trouver son mode d’emploi pour l’apprendre à autrui

Nous sommes tous unique avec des points communs, l’éducation et l’apprentissage sont de même…

Conclusion :

« L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde ».

Nelson Mandela

Fiche de lecture « Au-delà des miracles »

Au-delà des miracles

Descriptif :

Ce dont on ne peut parler, il faut le taire. Cette dernière proposition du Tractatus de Ludwig Wittgenstein résume assez bien l’approche exigeante de la Thérapie Brève Solutionniste (TBS) développée par Steve de Shazer et Insoo Kim Berg : au lieu de s’attacher à rechercher les – hypothétiques – causes du problème, aidons le client à se construire ses propres solutions. À cet effet, le thérapeute – tout comme son client – ne dispose que d’un outil : le langage.

Il importe donc d’écouter scrupuleusement, d’écarter toute interprétation personnelle et toute attitude dirigiste, de bien poser les bonnes questions : simple, pas facile, comme aimait à le rappeler de Shazer.

Au-delà des miracles vient à point nommé actualiser la pratique de la thérapie brève solutionniste. Y sont développés – et exemplifiés par de magistrales séances de thérapie (de Shazer, Berg, Dolan) – les concepts de base de l’approche et ses interventions majeures : question (du) miracle, exceptions, questions à échelle. Le texte est ponctué par les interrogations des auteurs et les citations du décapant philosophe autrichien, dont le minimalisme radical rappelle si fort celui de Steve de Shazer.

Ce livre vient aussi remettre en question certaines idées reçues sur la TBS, qui ne rejette en rien les émotions et les problèmes mais en propose une approche différente. Austère, la TBS ? Nullement, même si, comme le dit de Shazer, elle s’apparente davantage à la finesse d’un trio de jazz qu’à l’exubérance d’un big band.

Au-delà des miracles : un vibrant hommage à l’ « écoute respectueuse » de Steve de Shazer et Insoo Kim Berg, trop tôt disparus, un outil essentiel pour le thérapeute confirmé comme pour toute personne travaillant dans le domaine des relations humaines.

1. Ce que j’ai retenu

« Quand je suis une règle, je ne choisis pas. Je suis la règle aveuglement »

En d’autres termes, quand j’emploie une règle que je maîtrise, j’agis de façon naturelle.

Wittgenstein

2. Les extraits de mes notes

Ce qu’il faisait était en apparence simple mais en réalité extrêmement difficile : tout en montrant au client un profond respect, il savait susciter chez lui l’espérance par son usage savamment réfléchi et délibéré du langage. De plus, il arrivait à faire paraître tout cela facile

3 principes :

  • Si ce n’est pas cassé, on ne répare pas
  • Si ça marche, faites en davantage
  • Si ça ne marche pas, faites quelque chose de différent
  • De petits pas peuvent amener à de profonds changements

Et d’autres

  • La solution n’a pas forcément de lien avec le problème
  • Le langage de l’élaboration de solutions diffère de celui nécessaire à la description d’un problème
  • Nul problème n’est permanent
    • exception
  • L’avenir est à la fois création et négociations
    • Ce principe indique que l’avenir est un lieu d’espoir où les gens sont les architectes de leur destinée

Lors du questionnement sur le passé du client, que ce dont ces derniers ne parlent pas est tout aussi important que source d’information que ce dont ils parlent

Il est bien plus profitable de demander à la cliente ce que penseraient les gens pour qui elle compte, ce qui lui permet de formuler ses préoccupations selon ses propres termes, méthode bien plus appropriée et efficace que de lui délivrer une leçon de morale

Combiné les échelles et la question miracle fon d’accélérer le processus

Les expressions « à la place de », « au lieu de », sont de formidables outils, portes d’entrée linguistiques qui invitent les clients ayant répondu par une négation à s’engager dans une riche description de la solution

Les questions d’ordre relationnelles font parties intégrante de la méthode

Si nous pensons que nos clients sont capables de décrire un problème, nous devons également croire qu’ils sont à même de nous parler de ce qui serait « mieux » que leur problème

4 bonnes raisons de poser la question miracle :

  • Un bon moyen de créer des objectifs
  • La question miracle comme miracle virtuel (ou la question miracle comme expérience émotionnelle)
  • Se préparer aux exceptions
  • La question miracle et la création d’un récit évolutif

Nous considérons le triptyque « sentir, penser et faire » comme les éléments interactifs d’une même description

Il est intéressant de clôturer le récit du miracle pour une question à échelle pour définir où se situe la personne par rapport à la réalisation de ce miracle : échelle du miracle

 « Les 3 idées fondamentales » de Fogelin : « le primat de l’action sur la réflexion, les limites de l’explication et l’identification du sens par l’usage »

3. Points importants

Les gens font fréquemment précéder des déclarations importantes d’un « je ne sais pas… ». Nous recommandons vivement de garder le silence pendant plusieurs secondes, car nous pensons qu’il faut laisser à la personne le temps de réfléchir.

« Quoi d’autres » et « comment » : quand vous vous concentrez sur ce qu’ils ont fait pour améliorer leur état, vous allez invariablement accéder aux ressources et aux compétences des gens. Cette posture de curiosité bienveillante est extrêmement profitable à l’approfondissement de la description progressive de la solution

4. Complément d’information

Cette méthode fait partie intégrante de ma formation en Coaching Orienté Solution.

Cela nous permet de contourner la difficulté (le changement), « qu’est ce qui change une fois que ça a changé ? »

Nous récupérons les ressources actionnables et les actions, puis les ramener dans le présent pour une expérimentation !

5. Comment je la pratique

Nous pouvons faire un scénario à la semaine ou journée entière (surtout dans un cadre d’un problème relationnel). Il faut beaucoup de détail sur les actions et les comportements.

  • Nommer les ressources avec la personne et les noter
  • Possibilité de combiner les différentes techniques (échelles, exception, miracle) – chacun adapte à son style et celui de la personne par rapport à au moment

6. Comment j’ai pu l’intégrer dans ma philosophie de vie

La créativité permet à notre cerveau/mental de se libérer de l’emprise du corps et des normes.

Il est naturel – comme l’enfant le fait – de se servir de ses « pouvoirs » pour dépasser les limites et voir qu’au fond, il est existe des moments d’exceptions dit « miracle ».

C’est comme l’attitude positive, nous cherchons en nous ce qui est positif tout en accueillons le négatif.

Conclusion :

« Ce n’est que lorsque nous repoussons la question « Pourquoi ? » que nous percevons les faits qui sont importants et qui nous mènent ensuite, dans nos recherches, à une réponse »

Fiche de lecture « Apprendre autrement avec la pédagogie positive »

Apprendre autrement avec la pédagogie positive

Descriptif :

Apprendre de façon ludique, créative et avec plaisir ? C’est possible !

Facile à mettre en œuvre, cette pédagogie offre une démarche pour apprendre à apprendre, mémoriser, comprendre et structurer… Elle aide les enfants à retrouver le goût de faire leurs devoirs et les ados à adopter une méthode de travail efficace grâce à des outils innovants et simples tels que le Mind Mapping, la gestion mentale…

Dans cet ouvrage gaiement illustré, les auteures, psychologues spécialistes de l’éducation, réhabilitent le questionnement et la curiosité des enfants de la maternelle à la fin de leurs études et redonnent confiance aux adultes qui les accompagnent. Leur mission est de révolutionner les méthodes d’apprentissage pour permettre à chacun de réveiller son profond désir d’apprendre… dans la joie et la bonne humeur !

1. Ce que j’ai retenu

« Apprendre, c’est découvrir »

« Apprendre c’est aussi apprendre qu’il en est. Avoir une vue juste de ses qualités, de ses défauts, de ses capacités, de ses talents et de ses goûts »

« Apprendre qui l’on en est, c’est pouvoir gagner assez de confiance en soi pour oser entreprendre, tenter, essayer, prendre des risques. Ce qui ne veut pas dire être téméraire et foncer tête baissée dans n’importe quelle direction au gré de ses envies »

2. Les extraits de mes notes

  • Mythe numéro 1 : on n’a rien sans rien…
  • Mythe numéro 2 : dans notre famille on est /on n’est pas
  • Mythe numéro 3 : je sais /je ne sais pas…
  • Mythe numéro 4 : je suis fort /nul ; j’aime /je n’aime pas
  • Mythe numéro 5 : je peux faire plusieurs choses à la fois…
  • Mythe numéro 6 : je n’ai pas de mémoire…

La persévérance est un des piliers essentiels de l’apprentissage et de tout travail en général. On termine ce qu’on a commencé !

Notre mémoire peut facilement être mobilisé sinon prend en compte ces différents facteurs :

  • l’intérêt
  • la motivation
  • le projet de mémorisation
  • le niveau de difficulté
  • l’état physique et émotionnel

Antoine de La Garanderie a mis en lumière 5 gestes fondamentaux dans l’acte d’apprendre. Ces 5 gestes fondamentaux, s’ils sont mis en place au moment de la même de l’apprentissage, permettront à l’enfant de mieux réussir ce qu’il entreprend

  • le geste d’attention consiste à se mettre en projet de faire exister dans sa tête, on dit aussi évoquer, ce qui va être perçue par l’un ou l’autre de nos cinq sens.
  • le geste de mémorisation consiste à faire revenir ses évocations dans le but de les restituer d’une manière précise.
  • le geste de compréhension consiste à faire un aller-retour permanent entre ce que je perçois et ce que j’évoque pourrait trouver du sens.
  • le geste de réflexion ne peut être réalisée que si les gestes d’attention, de mémorisation et de compréhension ont été effectués.
  • le geste d’imagination consiste à imaginer, en partant de ce que je connais, des domaines cachés dont j’ai l’intuition.

Chacun d’autres nous « attrape » le monde qui l’environne grâce à ses 5 sens, mais personne ne traite les informations qu’il reçoit de la même manière. La première étape consiste donc à découvrir quels sont nos préférences de fonctionnement dans l’apprentissage

Il existe différents profils d’apprentissage : visuel, auditif ou verbale et kinesthésique.

  • profite visuel : je vois des images dans ma tête comme des photos ou comme un film
  • profil auditif ou verbal : je réentends des sons ou des paroles avec la voix des autres (très pratique pour apprendre une langue étrangère) ou je me parle dans ma tête
  • profil kinesthésique: je ressens les mouvements, les sensations, les odeurs, les goûts

Certains d’entre nous ont des préférences de mode d’évocation (on parle aussi de langues pédagogiques) qui vont déterminer notre profil d’apprentissage

Nous n’avons pas un seul et unique mode d’évocation. En fonction de la tâche que nous effectuons, nous mixons parfois plusieurs modes d’évocation. Les élèves qui réussissent brillamment sont d’ailleurs ce qu’ils parviennent à « jouer » sur plusieurs gammes d’évocation en fonction de l’objectif

Je mobilise mon attention si je veux attraper ce que dit l’enseignement. Je mobilise ma concentration si je veux réaliser un exercice jusqu’au bout

La norme et l’évaluation sont utiles, certes, pour donner des repères. Mais le l’évaluation n’est utile que si nous en faisons quelque chose de positif de constructif individuellement que collectivement

Pourquoi l’enfant cherche-t-il à faire plaisir à l’adulte ?en faisant plaisir adulte et enfant cherche la satisfaction la gratification. En somme, il cherche  la reconnaissance et de la valorisation.  Ce que les adultes continuellement chercher au travail. N’oublions pas que pendant toute la période de l’enfance l’enfant reçoit sa valeur dans le regard qu’on passe sur lui les adultes de son entourage

La Brain Gym a été inventée par un médecin californien, Paul Denison, il y a 40 ans. C’est une méthode d’éducation par le mouvement. Elle est fondée sur le principe que le mouvement est à la base de l’apprentissage. Le Brain gym se compose de 26 mouvements facile et ludique ciblé tel que le mouvement croisé ou le mouvement de 8 couchers. Cette gymnastique est reconnue pour améliorer la concentration, l’attention, la motivation, l’habilité manuel et la mémoire

Mind en anglais signifie « l’esprit » au sens du cerveau qui réfléchit, map veut dire « carte » le mind mapping et donc ce que nous avons choisi d’appeler la cartographie du cerveau qui réfléchit

En effet notre cerveau n’empile pas les idées les unes au-dessus des autres, mais fonctionne par association d’idées, créant une arborescence dynamique et simultanée

3. Points importants

La nécessité de faire des pauses kinesthésique pendant les phases d’apprentissage. Laissez votre enfant se défouler pendant 5 minutes

L’étude de l’Université de Cordoue rappelle que les cartes mentales améliorent  les capacités cognitives (compréhension, organisation de la formation, capacité de réflexion) et les compétences sociales (estime de soi, socialisation des connaissances)

Notre mémoire fonctionne beaucoup mieux si nous utilisons  tous nos sens

4. Complément d’information

Il est toujours important de se questionner sur la vertu pédagogique de certaines de nos remarques, car nous savons maintenant que la forme conditionnelle le fond

Notre corps et le baromètre de notre état intellectuel et émotionnel

5. Comment je la pratique

À force de nous focaliser sur les comportements négatifs de nos enfants, et réagir vivement ; de reléguer au rang de la normalité les comportements positifs, nous érigeons les normes qui dirigent notre vie.

Nous avons besoin d’une boîte à outils le plus variée si nous voulons augmenter nous chance d’atteindre l’objectif.

Voici les outils que j’utilise par rapport à l’apprentissage et l’éducation

  • Installer des routines
  • L’important est de toujours juger les actes et non la personne
  • L’art du questionnement ouvert
  • La visualisation positive
  • Prise en compte de l’enfant et des émotions (corps et esprit)

La signification du mot pédagogie du grec signifiant « direction » ou « éducation des enfants » désigne l’art d’éduquer. Le terme rassemble méthodes et pratiques d’enseignement et d’éducation, ainsi que toutes les qualités requises pour transmettre une connaissance, un savoir ou un savoir-faire

C’est pour cette raison que je partage avec vous mes lectures et bientôt découverte sur les différentes pédagogies

6. Comment j’ai pu l’intégrer dans ma philosophie de vie

Pour ceux qui ne le connaîtrais pas encore nous vous présentons le petit Socrate, Socrate de son prénom et de son nom aussi, Socrate Socrate. Fils d’un ouvrier sculpteur et d’une mère sage-femme, il s’est rendu célèbre, en son temps à fond dans le premier « café-philo », ou presque, à Athènes. Il diffuse son savoir à de nombreux jeunes athéniens, dans le plus petit Platon  qui deviendra fort célèbre lui aussi. Très inspiré par la pratique de sa maman, notre petit Socrate, devenu grand, invente la maïeutique ou l’art d’accoucher l’esprit humain en le questionnant. Sa méthode est fondée sur le questionnement ouvert. La maïeutique est ce qui permet à chacun de trouver en lui c’est propre réponse et de trouver une liberté de penser

Je fais de la « maïeutique conversationnelle »

Conclusion :

« le stress est un syndrome général d’adaptation de l’homme à son environnement »

Hans Selye, pionnier des études sur le stress

« Vous devez être le changement que vous voulez voir arriver dans le monde »

Mahatma Gandhi

« Les petits ruisseaux créer des grandes rivières »

Fiche de lecture « Affaires de famille, Comment les entreprises familiales gèrent leur mutation et leur succession »

affaires-de-famille

Descriptif :

Les entreprises familiales sont nombreuses : elles représentent les deux-tiers des structures professionnelles en France et en Europe.

Mais la concentration du pouvoir et de la propriété dans les mains d’une même famille présente autant d’avantages que d’inconvénients.

Si d’un côté, elles savent s’adapter à un environnement changeant ou encore se donner des règles de fonctionnement efficaces, d’un autre côté, les enjeux affectifs viennent facilement perturber la bonne marche des affaires.

Le facteur familial serait-il donc plutôt un atout ou un handicap ? Jacques-Antoine Malarewicz met d’abord en perspective les problématiques propres aux entreprises familiales au regard des évolutions démographiques et sociologiques actuelles afin de mettre ensuite en évidence le risque que comporte le moment de la transmission.

Avec la succession des générations, les risques s’accumulent. Le départ à la retraite de nombreux dirigeants, suite au « papy-boom », ne fait que rendre ces questions encore plus cruciales pour de nombreuses entreprises.

Spécialiste de la systémique, dont l’approche s’est révélée pertinente pour étudier à la fois la famille et l’entreprise, l’auteur montre que lorsque les enjeux familiaux l’emportent sur la logique managériale, ils mettent l’entreprise en difficulté voire remettent en question son existence même.

Il identifie alors les différents scénarios de crise qui peuvent se déployer au sein de ces entreprises et propose des modes d’intervention qui permettent notamment de mettre fin aux non-dits et de clarifier les rôles de chacun.

1. Ce que j’ai retenu

« Une entreprise familiale se construit dans l’interpénétration de deux systèmes : managérial et familiale

Tout système est aussi un lieu où se rencontrent des logiques différentes, leur prise en compte simultané aboutit à cette vision paradoxale de son fonctionnement »

2. Les extraits de mes notes

Au sein de ces entreprises, de graves problèmes peuvent surgir à partir du moment où la dynamique propre à la famille prend le pas sur celle qui relève de l’entreprise en tant qu’entité sociale et cadre professionnel

Complémentarité : lorsque les intérêts de la famille et ceux de l’entreprise se rejoignent de manière évidente, la pérennité de la structure va de soi, elle s’impose dans la congruence qui d’établit entre des motivations familiales, des intérêts économiques et une ambition industrielle.

C’est la recherche de la parité qui prévaut ainsi que le refus de tout ce qui peut ressembler, de près ou de loin, à l’ascendant d’un individu sur l’autre. Au-delà des incompréhensions des problèmes de communicationnels et des conflits qui en résultent, c’est toute une chaine managériale qui est ainsi perturbée

Culture d’entreprise : moyen le plus répondu consiste à identifier et à promouvoir les valeurs de l’entreprise

Trans-générationnelle : vision qui privilégie une approche auto-adaptative où les mécanismes d’apprentissage et les compétences transversales sont valorisés

Valeurs de la famille sont implicites : imprègnent effectivement la réalité quotidienne comme des évidences qui sont définitivement acquises ; spécifiques liées à l’histoire de la famille. Fond idéologique de la règle du jeu qui maintient la cohésion de groupe

L’implication du dirigeant est la traduction professionnelle de la dimension affective qui prévaut dans les entreprises familiales

Chartre familiale : code de bonne conduite, transparence des relations entre famille et entreprise

Nommer un RDH extérieur : position privilégiée, à l’interface entre l’intérieure et l’extérieur, il apporte un regard extérieur sur la conduite des liens internes à l’entreprise, relativisant ainsi la culture familiale

3. Points importants

Outils de l’intervenant

Le travail sur le dirigeant : il peut être difficile pour un dirigeant de se situer directement dans une demande d’aide qui risque de le remettre en question, au moins dans son esprit. Au sein d’une entreprise familiale il est facile de comprendre qu’un dirigeant charismatique peut constamment rester dans l’évitement et la confrontation en se réfugie dans une position de pouvoir qui trouve elle-même ses sources dans les logiques aussi bien entrepreneuriales que familiales.

Travail avec la famille : Il est parfaitement cohérent de privilégier ce type d’approche dans la mesure où l’hypothèse est posée que la prévalence de la logique familiale sur la logique managériale met en péril l’entreprise. Il s’agit de redonner « officiellement » et surtout « ouvertement » à la famille et à la dynamique qui l’anime les rênes de la destinée de l’entreprise.

Prendre sa retraite : le premier problème qui peut se poser en cas de transmission est que celle-ci n’ait pas été préparée, elle deviendra alors plus facilement une succession. Cette absence de préparation et donc de ses conséquences constitue une des caractéristiques principales de l’entreprise familiale.

4. Complément d’information

Issu d’une entreprise familiale, prendre sa place et se faire un prénom est un long chemin qui nous permet d’apprendre plus sur nous et le fonctionnement de sa famille

Le sentiment qu’on lui demande d’être parfait dans tous les domaines, aussi bien au travail que chez lui, comme s’il avait 2 « patrons », l’un sur son lieu de travail l’autre à la maison

Le terme « homéostasie » peut être assimilé à ceux de « non changement », « d’équilibre » ou encore de « statu quo » ; afin de pourvoir s’adapter à son environnement, tout système développe pour lui-même des stratégies qui lui évidente de changer radicalement ; c’est ce qu’il lui permet également de s’adapter à son environnement

Sentiment d’imposture : résulte d’une absence de reconnaissance c’est le cas le plus fréquent. Dans la mesure où le parent ne donne pas de signe de reconnaissance à son enfant, il ne l’aide pas à avoir confiance en lui.

5. Comment je la pratique

Approche systémique : permet l’usage d’outils d’analyse et d’intervention sur les systèmes humains en tenant compte de leur complexité et des niveaux paradoxaux de leur fonctionnement (entreprise et famille)

  • Intelligence émotionnelle
  • La question de la demande
    • réfléchir et travailler
      • sur la demande
      • les conditions de cette demande,
      • « où », « quand », « comment »
  • Contexte et cadre 
    • le professionnel doit respecter
      • le jeu social
      • ses règles économiques
      • donner la priorité à l’entreprise

6. Comment j’ai pu l’intégrer dans ma philosophie de vie

Avoir « dans leurs gènes » l’habitude de s’interroger sur cette dimension humaine de leur fonctionnement

Instances familiales : réunions dans un lieu neutre où chacun peut s’exprimer

Poser des rituels tels que la gratitude et la reconnaissance

Conclusion :

Toute situation de crise doit être l’occasion de définir de nouvelles règles du jeu dans les interactions familiales

Fiche de lecture « A la recherche de l’école de Palo Alto »

A la recherche de l'école de Palo Alto

Descriptif :

L' »école de de Palo Alto » a tout de l’auberge espagnole : chacun y trouve les thèmes qui le préoccupent. Le spécialiste de la communication s’intéresse aux travaux novateurs de Gregory Bateson et de Paul Watzlawick ; le philosophe des sciences y voit la naissance d’un nouveau paradigme fondé sur la notion d’information.

Pour nombre de thérapeutes, Palo Alto reste le berceau du double bind (« double contrainte ») et du traitement de la pathologie familiale.

Les idées neuves élaborées à Palo Alto ont en tout cas débordé le cadre de leur naissance, pour intéresser tous ceux qui ont affaire à la communication.

Il manquait donc un livre qui soit à la fois l’histoire de ce mouvement et la présentation de ses idées : c’est cette lacune que Jean-Jacques Wittezaele et Teresa Garcia ont voulu combler.

1. Ce que j’ai retenu

« Sans redondance, aucun apprentissage ne serait possible et ne serait d’ailleurs d’aucune utilité puisque rien ne serait jamais prévisible »

2. Les extraits de mes notes

« Penser globalement, agir localement » : mot d’ordre

Notons que les habitudes sont bien souvent à l’origine de difficultés relationnelles : beaucoup d’entre nous y attribuent un degré de prévisibilité excessif et font dès lors des économies des ajustements nécessaires à l’évolution de leurs relations

Double contrainte : « ne fais pas ceci, sinon je te punirai » ou « si tu ne fais pas ceci, je te punirai ». Les auteurs font remarquer que le contexte d’apprentissage est un contexte d’évitement de la punition et non un contexte de recherche de la gratification, et qu’il est probable qu’aucune raison formelle ne puisse rendre compte du choix de ce type d’apprentissage. Les punitions qui peuvent être mises à exécution sont : le retrait d’amour, l’expression de haine ou de colère, ou l’abandon que peut ressentir l’enfant face à une attitude parentale d’impuissance.

Erickson ne fait guère de différence entre la thérapie, la supervision et l’enseignement : il utilise les mêmes techniques d’influence. Pour lui, un changement est un changement, et la thérapie n’est qu’un apprentissage comme les autres

Erickson croyait plutôt aux vertus de l’observation, du travail, de l’expérience

Pour lui, toute intervention devait commencer par l’observation minutieuse de la communication, non pas pour ramener celle-ci à des catégories ou des classifications, mais pour saisir la personne dans sa spécificité, dans son unicité

3. Points importants

  • Ne pas avoir d’idées préconçues sur le patient
  • Envisager un changement progressif
  • Etablir le contact avec le patient sur son propre terrain
  • Créer des situations dans lesquelles les gens peuvent prendre conscience de leurs propres capacités à modifier leur manière de penser

« Je ne vais pas vous parler de tout ça, je vais vous montrer de quoi il s’agit »

Deux questions semblent centrales pour la psychothérapie : comment cette situation non désirée persiste-t-elle et que faut-il faire pour la changer ?

4. Complément d’information

C’est une des origines de ma formation en Coaching Orienté Solution.

Le COS, se base sur le constructionnisme social : chacun voit le monde par le biais de ses propres filtres internes/externes ; intériorisation. Donc la personne ne se centre que sur une seule représentation et nous devons lui montrer qu’il y a plusieurs alternatives (point de vue différent)

5. Comment je la pratique

Les points clés sont :

  • L’observation
  • La co-construction
  • Le jeu de langage

Nous sommes sur le même langage que la personne accompagnée, à lui de nous donner son « dictionnaire », vocabulaire.

6. Comment j’ai pu l’intégrer dans ma philosophie de vie

Ce sont des notions que j’affectionne particulièrement, c’est naturellement que ma philosophie de vie s’en imprègne…

Conclusion :

« Seule l’adéquation du modèle pour la résolution de problème à traiter peut en justifier l’utilité et la valeur »

En d’autres termes : à chacun de nous de nous approprier pour nous ouvrir à nous et nous soigner.